Damas, (SANA) Entre les murs chargés d’histoire de la Citadelle de Damas, la cinquième journée du Festival « Été de Syrie pour la famille 2026 » s’est transformée en un espace où l’art s’est allié à la sensibilisation. Petits et grands se sont ainsi retrouvés au cœur d’une expérience culturelle interactive, allant au-delà du simple divertissement pour éveiller les consciences et laisser une empreinte durable.
Des valeurs qui façonnent la conscience dès la petite enfance
La journée a débuté sur la scène principale avec le spectacle musical « La Princesse et le Pêcheur », mis en scène et composé par Imad Torkaji. La scène s’est alors métamorphosée en un tableau visuel foisonnant de couleurs et de costumes éclatants.
Bien plus qu’un simple divertissement, le spectacle s’est appuyé sur un dialogue musical interactif afin de stimuler les capacités linguistiques et motrices des enfants, tout en leur transmettant les valeurs de sincérité et de persévérance, loin de toute approche pédagogique rigide.
Cette démarche s’est reflétée dans l’enthousiasme des jeunes Tala Hassan et Adam Suleiman, particulièrement captivés par les chansons et le récit plein de dynamisme.
Façonner l’Histoire
À l’issue du spectacle, le ministère de la Défense a ouvert un espace de dialogue culturel à travers une conférence donnée par Alaa Joudi, officier au sein de la Direction de l’orientation morale, et animée par Abdel Majid Al-Khalaf.
Les échanges ont porté sur le potentiel de la jeunesse syrienne consciente et sur sa capacité à conduire le changement grâce aux armes du savoir et de la connaissance. La rencontre a également rendu hommage au rôle central de la femme syrienne, considérée comme une véritable bâtisseuse de générations de dirigeants à travers l’Histoire et une partenaire essentielle dans la résilience.
Joudi a souligné que la construction d’une personnalité capable de leadership commence dès le plus jeune âge, notamment entre deux et six ans. Il a également insisté sur le rôle des mères dans la transmission des notions d’héroïsme et du goût de la lecture.
Ces recommandations ont trouvé un large écho auprès des mères présentes, notamment celles de Cham et Mahmoud ainsi que de Kinan, qui ont souligné leur importance pour préparer l’avenir de leurs enfants.
L’amour triomphe des ravages de la guerre
Sur ce même théâtre, le cinéma a ensuite entraîné le public vers une autre dimension profondément humaine avec le film « L’Amour en exil », écrit par Anis Diab et réalisé par Omar Boulad.
Le film retrace l’histoire de deux familles issues d’univers différents, mais réunies par un même destin face à la dureté de la guerre. Il délivre ainsi un message selon lequel la solidarité humaine et l’amour constituent la véritable voie du salut pour surmonter les ravages et la destruction.
Cette expérience collective a particulièrement séduit la jeune Lama Youssef et le jeune Zein Al-Abidine Omar, qui ont apprécié de découvrir le film, entourés d’autres enfants et de familles. Une expérience culturelle et sociale qui, à leurs yeux, se distingue profondément du visionnage individuel et silencieux à domicile.
La diversité des activités proposées lors de cette cinquième journée illustre la volonté de réunir différentes formes d’expression artistique et culturelle dans un même espace.
Cette approche permet aux familles de partager une expérience commune avec leurs enfants, tout en faisant passer ces derniers du rôle de simples spectateurs à celui de participants pleinement engagés dans ce qui leur est proposé.



a.h/mch