Washington, (SANA) Des chercheurs américains ont révélé un nouveau mécanisme d’action de la metformine, utilisée depuis plus de six décennies pour traiter le diabète de type 2, montrant que son effet ne se limite pas au foie et à l’intestin, mais s’étend au cerveau via une voie neuronale contribuant à la régulation du glucose sanguin.
Le site scientifique ScienceDaily a indiqué hier, samedi, que l’étude menée par des chercheurs du Baylor College of Medicine aux États‑Unis, en collaboration avec des chercheurs internationaux, a identifié le rôle d’une protéine appelée Rap1 dans la région hypothalamique ventromédiane du cerveau ; l’inhibition de cette protéine par la metformine active des neurones qui contribuent à la baisse de la glycémie.
Les chercheurs ont expliqué que l’idée dominante était que la metformine réduisait le glucose principalement en diminuant sa production hépatique ou via ses effets intestinaux ; les nouvelles données montrent toutefois que le cerveau joue un rôle central dans le mécanisme d’action du médicament, en tant que centre majeur de régulation du métabolisme.
Les expériences menées sur des souris modèles de diabète de type 2 ont montré que l’efficacité de la metformine dépend de la présence de la protéine Rap1 dans les neurones ciblés ; le médicament a perdu son effet chez les souris génétiquement modifiées dépourvues de cette protéine dans la zone cérébrale concernée.
L’étude, publiée dans Science Advances, a également montré que l’injection de très petites quantités de metformine directement dans le cerveau des souris entraînait une baisse notable de la glycémie, bien que les doses soient des milliers de fois inférieures aux doses orales habituelles, ce qui révèle une sensibilité élevée du cerveau à ce médicament.
Ces résultats contribuent à une nouvelle compréhension du mécanisme d’action de la metformine et pourraient ouvrir la voie à des traitements innovants du diabète ciblant plus précisément les voies neuronales régulant le glucose.
mch