Jaafari : La cessation de la souffrance des Syriens à Idleb implique l’arrêt de l’investissement dans le terrorisme

New York-SANA / L’ambassadeur permanent de la Syrie à l’ONU, Bachar Jaafari, a affirmé que la Syrie a des réserves sur les approches politisés de certains membres du Conseil de sécurité sur la convocation des séances répétées du Conseil quand elle prend des mesures juridiques en vue de protéger ses citoyens des pratiques des groupes terroristes.

Lors d’une séance tenue par le Conseil de sécurité sur la situation en Syrie, Jaafari a fait savoir que certains membres du Conseil de sécurité ignorent les crimes perpétrés par la « Coalition américaine » illégale en Syrie en complicité avec des milices vassales, notamment les « FDS », faisant allusion à la destruction totale par cette « Coalition » de la ville de Raqqa et le déplacement de sa population.

« La ligne de certains membres du CS constitue un soutien aux terroristes, une mobilisation contre l’Etat syrien et une entrave de ses efforts pour protéger ses citoyens et lutter contre le terrorisme », a-t-il dit.

Jaafari a assuré qu’Idleb est un gouvernorat syrien et que c’est l’Etat syrien qui est concerné par la protection du gouvernorat et de ses citoyens syriens face au terrorisme, faisant noter que le Conseil de sécurité doit aider l’Etat syrien à cet égard.

« Le réseau terroriste du « Front Nosra » exploite l’irrespect de la part du régime turc de ses engagements en vertu de l’accord sur la zone de désescalade et des ententes d’Astana et de Sotchi dans le but de s’emparer du gouvernorat d’Idleb et d’établir un foyer des terroristes afin de faire du chantage à l’Etat syrien », a-t-il martelé.

Jaafari a indiqué que le réseau terroriste du « Front Nosra » prend des centaines de milliers de civils à Idleb comme des boucliers humains et commettent les plus odieux crimes à leur encontre.

Il a assuré que les crimes du réseau terroriste précité s’étaient étalés pour viser des localités et des villes avoisinantes aux obus de mortier et aux roquettes, « ce qui y a fait des dizaines de martyrs, dont la majorité étaient des femmes et des enfants, à Alep, Hama, Lattaquié, Mharda, Sqeilbya et autres », a-t-il précisé.

Et Jaafari de poursuivre : « L’accord sur la zone de désescalade à Idleb est temporaire et tous doivent savoir que la préservation de cet accord implique l’engagement du régime turc à la cessation de son occupation de vastes superficies des régions syriennes, l’exécution de ses engagements et l’arrêt de son soutien aux réseaux terroristes à Idleb ».

Jaafari a souligné que la cessation de la souffrance des Syriens à Idleb implique l’arrêt de l’hypocrisie, de la politisation, de l’investissement dans le terrorisme et de la manipulation des sorts des peuples et de leurs âmes.

« Les groupes terroristes à Idleb préparent une nouvelle mise en scène chimique et entraînent un certain nombre de leurs éléments pour prétendre qu’ils avaient été exposés à des agents toxiques pour les filmer par les réseaux médiatiques bien connus et en accuser l’armée arabe syrienne », a-t-il dit, affirmant que la poursuite du marchandage de la souffrance du peuple syrien en résumant ce qui se passe d’une question humanitaire uniquement n’empêchera pas la Syrie d’exercer son devoir constitutionnel et juridique dans la lutte antiterroriste et dans la protection de ses citoyens.

Jaafari a indiqué que personne ne parle de la destruction complète des dizaines d’hôpitaux à Raqqa par les avions de combat de la “Coalition américaine”, ajoutant que le gouvernement britannique avait créé et formé le réseau terroriste des “Casques blancs” qui avait une mission principale de fabriquer les mises en scènes chimiques en Syrie.

Il a de même souligné l’attaque chimique contre la zone de Khan Assal dans la banlieue d’Alep en mars 2013 qui a fait 18 martyrs parmi les soldats de l’armée syrienne et d’autres parmi les civils.

Jaafari a fait noter qu’il avait informé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon de l’attaque précitée pour aider au sujet de savoir qui était derrière l’attaque et si elle avait été mené en utilisant des agents chimiques.

Et Jaafari de poursuivre: ” Ban Ki-moon  avait demandé un “délai” et quelques heures plus tard, il s’est excusé d’identifier ceux qui avaient mené l’attaque”, parce que ceux avec qui il avait fait des consultations, au sein et hors du Conseil, connaissaient les auteurs de l’attaque chimique contre Khan Assal mais ils ne veulent pas révéler leur identité.

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