Damas, (SANA) Le ministre de l’Information, Hamza al-Moustafa, a affirmé que l’accord entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) bénéficie d’un soutien régional et international clair, et que sa réussite dépend du respect total de ses clauses. Il a souligné que l’État syrien poursuit la construction de ses institutions et l’affirmation de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire par les moyens politiques et opérationnels disponibles.
Le ministre al-Moustafa a expliqué, lors d’un entretien avec « Syria TV » ce vendredi, que l’accord annoncé aujourd’hui par le gouvernement syrien constitue une étape exécutive essentielle dans le processus de restauration de la souveraineté de l’État sur l’ensemble de la géographie syrienne, précisant qu’il ne s’agit pas d’un accord entièrement nouveau, mais qu’il représente le cadre pratique de la mise en œuvre des accords du 10 mars de l’année dernière et du 18 janvier en cours.
« L’accord prévoit un cessez-le-feu global et le lancement d’un processus progressif d’intégration des forces militaires et des administrations civiles entre les deux parties, notant que le gouvernement a reçu pour la première fois une réponse claire des FDS pour appliquer les clauses convenues, en raison du changement des données sur le terrain et du retour de l’État sur de vastes zones des gouvernorats de Raqqa et de Deir Ezzor », a indiqué al-Moustafa.
« L’intégration militaire se fera sur une base individuelle, de sorte que les membres des FDS seront incorporés dans trois brigades en cours de formation au sein de la structure de l’Armée arabe syrienne, lesquelles seront placées directement sous le commandement de l’armée », a précisé le ministre.
Il a estimé que ce modèle écarte toute interprétation erronée concernant le maintien de formations séparées, affirmant que la brigade, connue sous le nom de Kobané (Aïn al-Arab), fera partie de l’une des divisions militaires opérant dans la banlieue orientale d’Alep.
Sur le plan administratif, al-Moustafa a déclaré : « La discussion sur le modèle administratif n’est pas encore tranchée, et la phase actuelle se concentre sur l’intégration des employés des institutions éducatives, culturelles, médiatiques et de services au sein des institutions de l’État, comme cela s’est produit dans des expériences précédentes après la reprise de zones qui étaient hors de contrôle » .
Al-Moustafa a souligné que certaines spécificités locales, notamment dans les zones à forte densité kurde, seront prises en compte dans le cadre de la loi syrienne et de manière à garantir l’unité de l’État.
Il a mis en avant que l’accord prévoit la remise des champs pétrolifères de Rmeilane et de Sweidiyé, de l’aéroport de Qamichli et de tous les postes-frontières dans un délai ne dépassant pas dix jours, ainsi que la prise de fonctions du directeur de la sécurité dans le gouvernorat de Hassaké à partir de la semaine prochaine.
Le ministre a affirmé que l’achèvement de l’unification de la Syrie est le principe sur lequel l’État s’appuie dans chaque cycle de négociations, et que le dernier accord constitue une reconnaissance par les FDS de ce principe, soulignant que l’État a abordé la question kurde avec une approche globale tenant compte de ses complexités historiques et sociales, et que l’objectif a toujours été de parvenir à des solutions politiques préservant les droits des citoyens et empêchant toute forme de partition.
M.Ch.