Olabi : La Syrie n’acceptera ni l’occupation ni l’abandon des droits de son peuple

New York, (SANA) Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Ibrahim Olabi, a affirmé que la Syrie était désormais un partenaire incontournable et indispensable pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région, soulignant qu’Israël représentait la plus grande menace pour la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région.

Lors d’une séance au Conseil de sécurité, Olabi a déclaré : « À l’époque Damas était venu à New York pour présenter sa vision d’un nouvel engagement avec la communauté internationale, après de longues décennies d’absence, et exposer au monde ce qu’il comptait entreprendre. Cette année, la Syrie revient après avoir saisi cette occasion, et joint les actes aux paroles ».

Selon lui, la Syrie est désormais devenue « un partenaire incontournable et indispensable pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région ».

Olabi a indiqué qu’il aurait souhaité consacrer son intervention aux avancées réalisées par son pays au cours de l’année écoulée et entendu notamment présenter l’achèvement de la mise en place des institutions de l’État, le processus d’intégration militaire et administrative, ainsi que les avancées réalisées dans la lutte anti-Daech et les réseaux terroristes.

Il souhaitait également détailler les efforts entrepris pour démanteler les réseaux de trafic de stupéfiants, évoquer l’établissement d’« excellentes relations » avec les pays voisins et présenter les détails de la visite à Damas d’une importante délégation commerciale américaine, arrivée deux jours auparavant et qualifiée comme la première du genre.

Olabi a également indiqué qu’il souhaitait mettre en lumière les résultats des efforts du gouvernement syrien ayant permis, selon ses propos et ceux évoqués au cours de la séance, le retour de millions de réfugiés et de déplacés internes. Il a présenté cette évolution comme s’accompagnant également d’un « retour du monde en Syrie ».

« Mais , j’ai été contraint de modifier le sujet principal de mon intervention après la participation d’un représentant du gouvernement Netanyahou à la séance consacrée à la Syrie », a-t-il assuré.

Olabi a évoqué l’entrée en Syrie, deux semaines auparavant, de responsables de l’occupant israélien, qualifiant cette entrée d’« illégale » et de « violation flagrante ».

Selon lui, cette action a été rejetée non seulement par la Syrie, mais également par 44 États qui, en moins de 24 heures, se sont tenus aux côtés de la Syrie à l’extérieur de la salle du Conseil afin de réaffirmer la nécessité de respecter le droit international et la souveraineté nationale.

« Dès le premier instant, nous avons démontré par nos intentions et nos actes ce que nous voulions réellement. Israël en a fait autant », a-t-il dit.

Concernant la sécurité, il a fait savoir que les deux parties avaient affirmé que son instauration était indispensable, accusant Israël d’avoir mené des incursions dans des villages syriens, fait disparaître des habitants et bombardé des infrastructures.

Il a souligné que par contre la Syrie avait décidé d’épargner à la région davantage de souffrances, d’ouvrir la voie à la médiation.

Olabi a également affirmé que les deux parties avaient indiqué que leurs différends devaient être réglés par le dialogue.

« Israël s’est soustrait « aux exigences de la diplomatie » et a répondu au dialogue « par des frappes, des incursions, des agressions et des violations. À l’inverse, la Syrie s’était engagée de bonne foi dans l’initiative américaine, qu’il a saluée.

« Oui, nous voulons avancer vers des solutions diplomatiques et vers un accord de sécurité, sous l’égide des États-Unis et avec votre soutien à tous », a-t-il déclaré devant le Conseil.

Abordant la question du développement et de la prospérité, le représentant syrien a souligné que les deux parties avaient affirmé qu’il est temps pour la région de progresser dans cette sens.

Et d’ajouter : « Israël attise les divisions, ravive les tensions, tue des Syriens et se vante de l’occupation ainsi que de l’entrée illégale de ses responsables en Syrie « pour des considérations électorales étroites ».

« La Syrie est devenue un pont pour le développement et la prospérité, notamment pour le transit de l’énergie entre les pays de la région, ainsi qu’un pilier de sa stabilité », a-t-il poursuivi.

Le représentant de Syie à l’ONU a également abordé la coopération avec les institutions internationales.

« Israël entravant l’action des organisations internationales en Syrie et leurs efforts visant à traiter l’héritage du régime déchu, notamment les dossiers relatifs au programme chimique de la période précédente, aux matières nucléaires et à d’autres questions », a-t-il précisé.

Il affirmé qu’à l’inverse, la Syrie avait coopéré avec les Nations unies, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et l’Agence internationale de l’énergie atomique, tout en facilitant leur action, ajoutant cette coopération avait été saluée par les membres du Conseil.

Le représentant de Syrie à l’ONU a assuré que cette comparaison ne relevait « ni du goût de la rhétorique ni du goût des comparaisons » et que la Syrie est déterminée à poursuivre les solutions diplomatiques et à parvenir à un accord de sécurité sous l’égide des États-Unis et avec le soutien de la communauté internationale.

Selon lui, la Syrie a démontré cette détermination « par des actes, et non par des paroles », en ouvrant la voie au dialogue dès le début. « Mais Cela ne signifie en aucun cas accepter l’occupation ou renoncer aux droits de notre peuple », a-t-il martelé.

A.Ch.

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