Damas, (SANA) Le ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés a organisé aujourd’hui, mardi, un atelier de travail réunissant le gouvernement syrien et l’équipe régionale des Nations unies, avec la participation de pays donateurs, de représentants de missions diplomatiques et d’organisations de la société civile, ainsi que du ministre des Situations d’urgence et de la Gestion des catastrophes. L’objectif est de consolider la coopération pour atteindre le développement durable en Syrie pour la période 2027-2030.
Le chef du département de la coopération avec les Nations unies au sein de la direction de la coopération internationale du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, Mohammad Battehich, a déclaré dans son intervention que le pays est entré dans une nouvelle phase, où la priorité est désormais de soutenir le retour des Syriens déplacés vers leurs foyers et de garantir des conditions de vie dignes.
Il a souligné l’importance de l’initiative « Une Syrie sans camps », lancée par le président Ahmad Al-Charaa, qui vise à permettre aux déplacés de quitter les camps et de retourner de manière sûre et volontaire dans leurs sociétés.
Le soutien international, un levier et non un substitut
Battehich a indiqué que le gouvernement estime que le soutien international, à ce stade, constitue un levier pour soutenir la relance de l’économie, des infrastructures et des services publics, et non un substitut au rôle de l’État ni à ses responsabilités souveraines.
Une nouvelle histoire pour la Syrie : opportunités et succès
La coordinatrice humanitaire résidente des Nations unies en Syrie, Nathalie Fustier, a déclaré à SANA que cet atelier constitue une base essentielle pour élaborer un cadre de coopération pour la période 2027-2030 en Syrie.
Fustier a affirmé son souhait de soutenir le gouvernement et la société civile afin de ramener la Syrie à une vie normale et digne.
Elle a indiqué que la vision « Une Syrie sans camps » pourrait être une priorité majeure actuellement, car elle permet de passer de l’action humanitaire au relèvement puis au développement, à condition que cela soit mis en œuvre correctement.
Vers une Syrie sans camps
De son côté, le ministre des Situations d’urgence et de la Gestion des catastrophes, Raed Al-Saleh, a souligné que les priorités en Syrie ont connu un changement radical après des années centrées sur la réponse humanitaire, pour s’orienter aujourd’hui vers le développement et la durabilité.
Al-Saleh a indiqué que la vision « Une Syrie sans camps » s’inscrit dans le cadre des objectifs de développement durable et contribue à créer un environnement propice au retour des déplacés et des réfugiés des pays voisins. Il a appelé à aligner les résultats des ateliers avec cette vision et à renforcer la coopération entre le gouvernement syrien et les agences des Nations unies.
Il convient de rappeler que le comité d’orientation conjoint entre le gouvernement syrien et les Nations unies avait tenu, le 15 février dernier, une réunion présidée par le directeur de la coopération internationale au ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, Qutaiba Qadich, et la coordinatrice humanitaire résidente des Nations unies en Syrie, Nathalie Fustier. Cette réunion a porté sur l’évolution des besoins en Syrie, les priorités du relèvement national et les opportunités de renforcer les programmes de relèvement précoce et de développement, en préparation de l’élaboration du cadre de coopération pour le développement durable entre l’ONU et la Syrie pour la prochaine période.
A.Ch.