New York, (SANA) Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Ibrahim Olabi, a affirmé que la Syrie attend le soutien de la communauté internationale pour se débarrasser du lourd héritage des armes chimiques laissé par le régime déchu, soulignant sa détermination ferme à poursuivre ses efforts pour tourner la page définitivement ce dossier.
La Syrie fait face à l’héritage des armes chimiques de l’époque du régime déchu
L’ambassadeur Olabi a déclaré dans une intervention lors d’une séance du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient : « La Syrie a célébré le 8 décembre dernier le premier anniversaire de sa libération de l’époque sombre du régime Assad, au cours de laquelle les armes chimiques ont été largement utilisées contre les civils».
Abordant le dossier chimique au point de vue des nouvelles politiques adoptées par la Syrie au cours de l’année écoulée, Olabi a indiqué que les efforts faits par la Syrie dans ce domaine, depuis la visite du directeur général il y a dix mois uniquement, offrent un exemple concret et tangible de notre approche pour l’ensemble de l’année. Ces efforts ont réussi à faire passer le dossier de la phase de suspicion et de manipulation à celle de partenariat avec l’organisation.
Engagement de la Syrie et facilités pour les équipes de l’organisation
Olabi a fait savoir que ce qui complique davantage la situation, c’est le rôle destructeur joué par Israël en visant des sites suspectés. « Tout cela rend la gestion de ce dossier inhabituelle, mais nous avons été à la hauteur du défi et assumé nos responsabilités », a-t-il précisé.
Et de poursuivre : « Dès le premier instant, le gouvernement syrien a œuvré pour dépasser la phase de procrastination et de manipulation qui caractérisait la période précédente concernant la mise en œuvre des accords et des engagements juridiques internationaux ».
Soutien international et coopération transparente
Olabi a affirmé que la nouvelle Syrie croit en la coopération et le partenariat avec la communauté internationale, ainsi qu’au multilatéralisme comme moyen de surmonter les différends et de nouer des relations mutuelles fondées sur la confiance et le respect.
Il a souligné que, dans ce climat positif, la Syrie avait ouvert ses portes sans réserve à la coopération internationale et que les résultats du travail des équipes nationales commencent à apparaître.
Renforcement des institutions et besoin de soutien international
Olabi a indiqué que la Syrie coopère dans ce cadre avec l’équipe d’enquête et d’identification, qui travaille pour la première fois sur le territoire syrien et examine les preuves et documents officiels concernant les attaques perpétrées par le régime Assad.
Et d’ajouter : « Dans ce contexte, la Syrie a réactivé le travail de sa mission permanente auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques en nommant un représentant permanent auprès de l’organisation début novembre dernier, après que l’État frère du Qatar a assuré, de manière appréciée, la représentation de la Syrie auprès de l’organisation ».
« Alors que la Syrie attend le soutien de la communauté internationale pour se débarrasser de ce lourd héritage, elle réaffirme sa détermination à poursuivre ses efforts pour clore ce dossier, convaincue qu’il n’y a plus de place pour les armes chimiques dans le monde d’aujourd’hui », a-t-il conclu.
A.Ch.