New York, (SANA) Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Ibrahim Olabi, a affirmé que la nouvelle Syrie avait choisi d’honorer ses engagements internationaux et de renforcer sa coopération avec les institutions internationales, contribuant ainsi à rétablir la confiance, à consolider la stabilité et à rendre à la Syrie la place qui lui revient au sein de la communauté internationale.
Dans une allocution prononcée ce vendredi devant l’Assemblée générale des Nations unies, Olabi a déclaré : « C’est pour nous un motif de fierté que le nom de la Syrie soit aujourd’hui évoqué à cette tribune en lien avec le respect des engagements internationaux et des réussites, comme l’a illustré la déclaration du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi ».
Il a rappelé les décennies durant lesquelles le régime déchu avait terni l’image de la Syrie par l’usage d’armes chimiques, le trafic de stupéfiants et la déstabilisation, faisant du pays un État refusé au sein de la communauté internationale.
Olabi a indiqué que, pendant de longues années, la communauté internationale avait été confrontée à une approche fondée sur l’obstruction et le non-respect des engagements. « Le régime déchu avait ainsi transformé le pays en une source de menaces transfrontalières, allant du trafic de drogues et du soutien à la déstabilisation à l’utilisation d’armes chimiques et aux tentatives de développement d’armes nucléaires », a-t-il dit.
Il a précisé que ces dossiers complexes s’étaient accumulés alors que les efforts internationaux ne parvenaient pas à progresser pour mettre fin à ces pratiques et à leurs conséquences destructrices.
Et de poursuivre : « Les Syriens et les peuples de la région avaient payé un lourd tribut à cette politique, qui avait fait de la Syrie un terrain d’affrontement et de conflit plutôt que de coopération et de partenariat, et de désinformation plutôt que de transparence.
Olabi a ajouté qu’après sa libération, la Syrie avait choisi de faire face avec responsabilité et courage à l’héritage laissé par le régime déchu. « Elle avait ainsi renforcé le contrôle de ses frontières, lutté contre le terrorisme et les réseaux de trafic de stupéfiants, et engagé le traitement des dossiers nucléaires et chimiques hérités du passé. Cette démarche repose sur la conviction profonde que la sécurité de la Syrie et celle de la région se construisent dans le cadre du partenariat, et que la coopération et le respect des engagements constituent la voie à suivre pour rétablir la confiance, consolider la stabilité et rendre à la Syrie la place qu’elle mérite au sein de la communauté internationale », a-t-il souligné.
Olabi a assuré que cette transformation revêtait une importance particulière à l’ombre de l’érosion de la confiance dans le système multilatéral, l’intensification des conflits et l’accélération des courses aux armements.
Il a affirmé que la Syrie avait choisi une voie permettant de redonner toute sa place à la diplomatie et au droit international.
Coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique
Olabi a indiqué que le dossier nucléaire constituait une preuve concrète de l’ampleur de la transformation qu’avait connue la Syrie, qui avait fait de la coopération pleine et transparente avec l’Agence internationale de l’énergie atomique un choix stratégique.
Il a précisé qu’après près de quinze ans durant lesquels l’accès de l’Agence avait été bloqué, la Syrie avait pris l’initiative d’ouvrir tous les sites sans restriction, de déclarer volontairement des matières nucléaires qui n’avaient pas été signalées auparavant et de les soumettre aux garanties de l’Agence sur le territoire syrien.
Et d’ajouter : « Ces démarches ont abouti à la levée du constat de non-respect des obligations hérité de la période précédente ».
Condamnation des agressions israéliennes
Olabi a condamné les agressions israéliennes contre la Syrie, soulignant qu’Israël ne s’était pas contenté de ses violations et de ses incursions dans le sud du pays, mais avait également bombardé des sites en territoire syrien le jour même où Rafael Grossi se rendait en Syrie pour suivre les efforts visant à clore le dossier nucléaire.
Il a déclaré que, tandis que la Syrie coopérait en toute transparence avec l’Agence et réaffirmait sa détermination à remplir ses engagements et à préserver la région des risques, elle faisait face aux violations israéliennes de sa souveraineté et aux atteintes portées à sa sécurité.
« La nouvelle Syrie a choisi d’assumer ses responsabilités avec courage et de préserver, par son engagement et sa coopération, un système international qui se fissure sous le poids des violations et dont la crédibilité et l’efficacité sont soumises à une grave épreuve », a ajouté Olabi.
Il a appelé la communauté internationale, alors qu’elle constate ce qui se passe dans le sud de la Syrie et les manifestations organisées ce jour dans différentes régions du pays par des Syriennes et des Syriens contre l’occupation, à assumer son rôle en soutenant cette démarche et en la protégeant.
A.Ch.