Le Caire, (SANA) Le ministre des Affaires étrangères et des Expatriés, Assaad Hassan Al-Chaibani, a affirmé que la Syrie met fin à une période difficile qui durait quinze ans et entre dans une phase de reconstruction globale basée sur une économie émergeant des décombres et des institutions en cours de reconstruction.
Lors de la 166e session ordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel : Al-Chaibani a dit : « Nous nous réunissons aujourd’hui sous l’égide de l’arabisme global à un moment qui nécessite de resserrer les rangs et d’unifier les visions ».
La justice et la construction de l’État
« Aujourd’hui, la Syrie soigne ses blessures sociétales systématiquement infligées par le régime déchu avec le baume de la justice et de la franchise », a ajouté Al-Chaibani.
Et Al-Chaibani de poursuivre : « La mise en œuvre de la feuille de route tripartite pour établir la paix à Souieda se poursuit régulièrement afin d’assurer son intégration digne dans le tissu national et la jouissance par le peuple de cette composante authentique des droits et devoirs de pleine citoyenneté », affirmant sa position ferme contre toute tentative de saper cette voie.
Al-Chaibani a a insisté sur le fait que l’exclusivité des armes et la décision de la dissuasion est un droit souverain de l’État pour protéger les Syriens dans une seule patrie, qui choisit le dialogue comme voie du retour des déplacés et de la construction, et bloque les cycles de violence qui ne produisent que du deuil.
« En dépit des défis, les Syriens se sont levés en vingt mois pour faire passer la Syrie de la gestion de la crise au développement du pays, surmontant une décennie et demie de destruction et cinq décennies de tyrannie et de sabotage systématique », a-t-il assuré.
Une nouvelle ère basée sur la justice et la souveraineté
Al-Chaibani a indiqué que les Syriens, dirigés par le président Ahmad al-Charaa, avaient accompli des réalisations cruciales qui ont mis fin à l’ère sanglante de la tyrannie, et ils ont établi une nouvelle ère fondée sur la justice et la souveraineté, où les sous-sols des prisons ont été vidés et les services de sécurité du régime déchu démantelés afin que les Syriens puissent jouir de la liberté.
« Pour protéger cette reprise, les factions armées ont intégrées, l’armée nationale a été reconstruite sur la base de la confiscation des armes à l’État, et des milliers de personnes impliquées dans des crimes de guerre ont été traduites en justice », a fait savoir al-Chaibani.
Et al-Chaibani d’ajouter : « Le pays s’est uni et a abandonné les projets de partition et les tentatives d’anéantissement de certaines parties de la géographie, établissant une réussite nationale dans sa partie nord-est, alors que la péninsule syrienne a été restaurée au cœur de la nation avec un accord pacifique qui lui a restauré les institutions d’État, a mis fin à des décennies de marginalisation, a restitué aux kurdes leurs pleins droits légitimes et a consolidé leur statut de pilier fondamental de l’identité unificatrice ».
Sécurité, éducation et économie
Et à propos de la sécurité et de la défense, Al-Chaibani a expliqué que les institutions nationales ont été restructurées pour se consacrer à leur mission sacrée de protection des frontières et de préservation de la souveraineté, en établissant une doctrine militaire qui met fin au chaos des armes, monopolise le droit à la dissuasion.
Quant à l’éducation et l’enseignement supérieur, le ministre a souligné qu’ils figuraient en tête de liste des priorités du gouvernement, alors que des centaines de milliers d’enfants et de jeunes ont été renvoyés des camps vers les bancs d’école et les salles de conférence universitaires, tout en travaillant à la restauration de monuments scientifiques.
La diplomatie et le retour
Al-Chaibani a expliqué que la Syrie avait récolté les fruits de ces réalisations en annulant la loi-César, en levant les sanctions américaines et européennes, en retirant son nom des listes d’États soutenant le terrorisme 47 ans, ainsi qu’une succès diplomatique dans la neutralisation des forces qui s’étaient longtemps opposées à la volonté de son peuple.
« Le pays est passé de cinq ambassades opérant à Damas à la veille de la libération à des relations internationales avec plus d’une centaine de pays et d’organisations », a assuré al-Chaibani.
Les réalisations de la Syrie aujourd’hui sont une bénédiction
« La Syrie est revenue comme une épaule et un soutien à sa position au cœur de la sécurité nationale arabe. Depuis le début de la guerre américano-israélo-iranienne, nous avons déclaré notre pleine solidarité avec nos frères du Golfe et de Jordanie face aux agressions brutales iraniennes qui les ont pris pour cible, soulignant que la sécurité de notre profondeur arabe est une extension naturelle de notre sécurité. Nous avons catégoriquement rejeté le transfert de toute terre arabe pour régler les comptes des autres », a-t-il affirmé.
Al-Chaibani a appelé à inclure la Syrie dans les fonds et programmes arabes d’ici 2027.
« Nous travaillons à mettre fin aux agressions et incursions israéliennes »
Concernant le dossier du Golan occupé, Al-Chaibani a déclaré : « La Colombie a récemment osé reconnaître son annexion et nous vous remercions de votre condamnation. Nous vous présentons deux mesures qui comprennent l’attribution du groupe arabe à New York pour inclure la condamnation dans la résolution de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, et informer officiellement Bogota que les droits arabes sont inaliénables ».
Le ministre a indiqué que ces développements politiques coïncident avec une escalade israélienne flagrante qui se traduit par une approche d’occupation visant à imposer de nouvelles zones d’influence et perturber le processus de redressement de la Syrie.
« Nous sommes engagés dans des négociations menées sous l’égide des États-Unis visant à mettre fin aux attaques, aux arrestations, aux incursions et au retrait des lignes avant le 8 décembre 2024, avec un retour complet aux obligations de l’accord de désengagement de 1974 », a-t-il fait noter.
Et le chef de la diplomatie syrienne de conclure : « Cette voie garantit la consécration de notre souveraineté sur le Golan et notre droit souverain absolu à construire notre armée nationale ».

ls