Brasilia, (SANA) Une étude scientifique récente a révélé que la pratique d’une activité physique trop intense et excessive peut perturber les fonctions cérébrales, ainsi que l’équilibre chimique du cerveau, entraînant une fatigue physique et des troubles du sommeil. Ce phénomène serait notamment lié à des niveaux élevés et persistants de dopamine, y compris pendant les périodes de repos.
Selon le site d’information scientifique russe Nauka Mail, qui a rapporté ces résultats lundi, des chercheurs de l’Institut de recherche scientifique de São Paulo, au Brésil, ont constaté que la fatigue provoquée par un entraînement intense et prolongé était associée à une élévation du taux de dopamine dans le cerveau. Cette découverte pourrait contribuer à expliquer certains cas d’anxiété et de troubles du sommeil observés chez les sportifs.
Les résultats indiquent que des niveaux élevés de dopamine à des moments inappropriés peuvent perturber l’équilibre neurochimique du cerveau et altérer sa capacité à réguler les cycles d’éveil et de repos. L’étude met également en évidence l’intervention de mécanismes hormonaux différents de ceux avancés par certaines hypothèses antérieures, qui privilégiaient le rôle d’une diminution du taux de sérotonine.
Ces résultats soulignent l’importance d’adapter l’intensité des exercices physiques et de prévoir des périodes suffisantes de récupération et de repos entre les séances d’entraînement. Ces précautions permettent de prévenir le surmenage et de préserver la santé cérébrale ainsi que la qualité du sommeil, aussi bien chez les sportifs professionnels que chez les amateurs.
Rkh / L.A.