Pékin, (SANA) Une récente étude a montré qu’une consommation de sel extrêmement faible comme extrêmement élevée était associée à une altération de la mémoire, selon des mécanismes biologiques différents dans les deux cas, impliquant des modifications au niveau de l’intestin, des substances produites par les bactéries et de leurs effets sur le cerveau.
Le site scientifique « Medical Xpress » a indiqué avant-hier que l’étude, menée sur des souris par des chercheurs de l’Université chinoise du Zhejiang, avait examiné les effets de régimes alimentaires pauvres et riches en sel sur la mémoire ainsi que sur la santé intestinale et cérébrale de souris auxquelles avaient été implantées des bactéries intestinales humaines, en mettant l’accent sur l’axe « intestin-métabolites-cerveau ».
Les résultats ont montré que les souris ayant consommé des quantités de sel très faibles ou très élevées présentaient une altération de la mémoire à court et à long terme par rapport à celles ayant consommé une quantité modérée. Les chercheurs ont également observé des modifications dans l’hippocampe, une région cérébrale qui joue un rôle essentiel dans la formation des souvenirs et l’apprentissage.
L’étude a fait état de mécanismes différents associés à chacun des deux régimes : le régime pauvre en sel était lié à une diminution de la production de certains composés métaboliques produits par les bactéries intestinales, tandis que le régime riche en sel était associé à une augmentation des marqueurs de l’inflammation ainsi qu’à des modifications de la composition du microbiote intestinal et du métabolisme des lipides.
Les chercheurs ont également constaté une baisse des niveaux de certaines protéines présentes dans l’hippocampe et associées aux fonctions des cellules nerveuses et aux connexions entre celles-ci, ainsi que des modifications de composés produits par les bactéries intestinales susceptibles d’influer sur les fonctions du système nerveux.
Les résultats indiquent qu’un déséquilibre extrême de l’apport en sel pourrait affecter la mémoire par différentes voies liées à l’axe intestin-cerveau. Toutefois, l’étude ayant été menée sur des souris, ses résultats ne peuvent être considérés comme une preuve qu’une réduction du sel à des niveaux extrêmement faibles entraîne une altération de la mémoire chez l’être humain.
L’étude fournit une base pour de futures recherches sur la relation entre la quantité de sel consommée, les modifications affectant les bactéries intestinales, les composés qu’elles produisent et les fonctions cérébrales, notamment afin de déterminer les niveaux appropriés de consommation de sel.
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