Brasilia, (SANA) Une récente étude brésilienne a averti que la pollution de l’air ne nuit pas seulement aux poumons et au cœur, mais pourrait également affecter la bouche et les dents, après avoir établi un lien entre les particules fines polluantes et les inflammations des tissus buccaux.
Des chercheurs de l’Université de São Paulo ont expliqué, dans une étude publiée ce mardi dans la revue Air Quality, Atmosphere & Health, que les particules ultrafines issues des gaz d’échappement et de la combustion du carburant provoquent une inflammation des tissus buccaux.
Ils ont précisé que cette inflammation s’intensifie autour des dents et accélère la perte de l’os entourant leurs racines, ce qui constitue un signe de parodontite, une forme sévère de maladie gingivale.
Le professeur Luís Carlos Spolidório a affirmé que l’ampleur des changements observés les avait surpris, des altérations étant apparues dans les tissus de la langue même chez les sujets non atteints de gingivite.
Les résultats indiquent que la pollution de l’air peut nuire à la bouche soit par contact direct avec les particules, soit par l’inflammation provoquée après leur inhalation dans les poumons.
Ces conclusions renforcent la nécessité de réduire la pollution atmosphérique, d’autant que les individus disposent d’un contrôle limité sur l’air qu’ils respirent.
mch