Washington, (SANA) Une étude scientifique récente révèle que la consommation quotidienne de raisin pourrait contribuer à protéger la peau des effets du soleil et à réduire les signes du vieillissement, grâce à une action directe sur l’activité des gènes liés à la santé cutanée.
Selon l’étude publiée la semaine dernière dans la revue ACS Nutrition Science, la consommation de trois portions de raisin par jour pendant deux semaines a entraîné des modifications notables de l’expression génétique dans les cellules cutanées des participants, ainsi qu’une baisse des niveaux de malondialdéhyde, un biomarqueur associé au stress oxydatif et aux dommages cellulaires causés par les rayons ultraviolets.
D’après les résultats, cette diminution indique une amélioration de la capacité de la peau à résister aux dommages liés à l’exposition solaire, y compris chez certains participants qui n’ont pourtant pas montré d’augmentation nette de leur résistance aux coups de soleil.
Les chercheurs expliquent que les composés du raisin stimulent l’activité des gènes responsables du maintien de la barrière protectrice de la peau, laquelle protège contre les polluants et les microbes et préserve l’hydratation. Cela renforce la capacité de la peau à affronter les agressions environnementales, notamment les UV.
Ils soulignent que l’effet du raisin ne se limite pas à la peau : il pourrait également concerner d’autres organes comme le foie, les muscles, les reins ou le cerveau, suggérant que l’alimentation peut influencer directement le fonctionnement des gènes.
Les chercheurs estiment aussi que ces effets prennent naissance dans l’intestin, où les composés du raisin interagissent avec le microbiote, avant que les signaux ne se transmettent via l’axe « intestin‑peau » pour influencer l’activité génétique cutanée.
L’étude a porté sur 29 volontaires en bonne santé, qui ont consommé pendant deux semaines une poudre de raisin lyophilisé équivalente à environ trois portions quotidiennes de raisin frais, avec des analyses détaillées de biopsies cutanées et d’échantillons sanguins avant et après l’expérience.
Les résultats montrent également une hausse des lipides bénéfiques associés à la structure des cellules cutanées, en particulier les acides gras insaturés, qui améliorent l’élasticité de la peau, renforcent sa barrière naturelle et réduisent l’inflammation.
Les chercheurs estiment que ces résultats pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies nutritionnelles pour prévenir les dommages causés par les UV et peut‑être réduire le risque de cancer de la peau, notamment le mélanome, le plus dangereux en raison de sa capacité de propagation rapide. Ils précisent toutefois que des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces conclusions et mieux comprendre les mécanismes précis par lesquels le raisin agit sur la santé cutanée.
Plusieurs institutions de recherche américaines ont participé à cette étude, notamment l’Université Western New England, qui a dirigé les travaux, ainsi que la faculté de médecine de l’Université du Massachusetts Chan–Baystate, l’Université Rutgers, le Memorial Sloan Kettering Cancer Center, l’Université d’État de l’Oregon et la société de recherche clinique TKL Research Inc., dans le cadre d’une collaboration scientifique multidisciplinaire couvrant la médecine, la nutrition et la biologie moléculaire.
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