Washington (SANA) Une récente étude américaine a mis en garde contre la disparition progressive de certaines espèces végétales, en raison du changement climatique qui accélère le risque d’extinction en modifiant, voire en réduisant, les facteurs naturels dont ils dépendent pour survivre.
Selon Reuters, l’étude révèle qu’entre 7 % et 16 % des espèces de plantes vasculaires pourraient perdre plus de 90 % de la superficie de leur répartition d’ici la fin du siècle, les exposant ainsi à un risque élevé d’extinction.
Les plantes vasculaires regroupent la majorité des espèces végétales connues dans le monde, grâce à leurs tissus spécialisés permettant le transport de l’eau et des nutriments.
Les chercheurs ont analysé plus de 67 000 espèces végétales, soit près de 18 % des plantes vasculaires recensées à l’échelle mondiale. Parmi les espèces les plus menacées figurent le rare arbre « Lyonothamnus» en Californie, la mousse « Selaginella uncinata», issue d’une lignée végétale vieille de plus de 400 millions d’années, ainsi qu’environ un tiers des espèces d’eucalyptus emblématiques d’Australie.
Les chercheurs ont fait savoir que la persistance des plantes dépend d’un ensemble complexe de facteurs, notamment les températures, les niveaux de précipitations, la nature des sols, l’usage des terres et les caractéristiques de l’environnement immédiat, telles que l’ombre et l’humidité.
Toutefois, le changement climatique réduit progressivement les zones offrant les conditions environnementales nécessaires à la survie des plantes.
Elles ont également averti que le recul du couvert végétal pourrait affaiblir la capacité des écosystèmes à absorber le carbone, aggravant ainsi le réchauffement climatique et alimentant un « cercle vicieux » susceptible d’intensifier encore davantage les effets du changement climatique à l’avenir.
R.kh / L.a