Washington (SANA) Des chercheurs ont suggéré que l’analyse d’œuvres d’art célèbres, telles que la Joconde, pourrait permettre de mieux comprendre comment les sociétés ont perçu l’obésité au fil de l’histoire, contribuant ainsi au développement d’approches médicales plus objectives et humaines pour le traitement des patients, en étudiant la manière dont le corps humain a été représenté dans l’art à travers différentes époques.
D’après un article paru dans le quotidien britannique «The Independent The Independent», ce point de vue a été présenté lors d’une conférence européenne sur l’obésité qui s’est tenue à Istanbul le 14 mai.
Dr Michael Yafi, endocrinologue pédiatrique au Centre des sciences de la santé de l’Université du Texas à Houston, a passé en revue l’évolution historique des représentations de l’obésité et leur lien avec les concepts de richesse, de statut social et de beauté, reflétant une nette différence avec les perceptions modernes dominantes.
Yafi a expliqué que de nombreuses œuvres d’art anciennes, notamment des sculptures préhistoriques et des peintures de la Renaissance, représentaient des silhouettes plus corpulentes comme symboles de force et de prospérité.
Il a souligné que cette évolution des critères esthétiques reflète une transformation plus large du regard que les sociétés portent sur le corps au fil du temps.
Il a ajouté que la compréhension de cette évolution historique pourrait aider les médecins à promouvoir une approche plus holistique et humaine du traitement des patients, en s’éloignant des stéréotypes traditionnels.
Ces études suggèrent qu’un réexamen de l’histoire de l’art peut approfondir notre compréhension du lien entre culture et santé, ouvrant la voie à de nouvelles approches en médecine moderne, alliant dimensions scientifiques et humanistes.
L.A.