Londres, (SANA) Une étude scientifique récente révèle que les préférences alimentaires des enfants pourraient commencer à se former avant la naissance, l’exposition du fœtus à certaines saveurs durant la grossesse pouvant influencer sa réaction future aux aliments dans la petite enfance.
Selon ce que rapportait le quotidien The Independent, citant une étude menée par des chercheurs de l’Université de Durham, les enfants dont les mères avaient été exposées en fin de grossesse à des saveurs comme la carotte ou le chou manifestaient des réactions plus positives envers ces aliments à un âge précoce, comparés à leurs pairs.
L’étude s’est appuyée sur un suivi à long terme incluant des enfants âgés de trois ans, dont les réactions à différentes odeurs de légumes ont été évaluées, en s’appuyant sur des expériences antérieures où des mères avaient reçu des capsules contenant des poudres de légumes durant les dernières semaines de la grossesse.
Les résultats montrent que les enfants exposés in utero à la saveur de la carotte réagissaient moins négativement à son odeur par la suite ; une observation similaire a été faite pour le chou, suggérant l’existence d’une forme de « mémoire sensorielle précoce » des saveurs.
Dans le même contexte, la chercheuse Nadia Reissland, de l’Université de Durham, a indiqué que ces réactions observées chez des enfants de trois ans traduisent un véritable effet de l’exposition précoce aux saveurs, et non un comportement acquis ultérieurement.
Les chercheurs ont également utilisé, dans les premières phases de l’étude, des techniques d’imagerie par ultrasons pour observer les expressions faciales des fœtus durant les dernières semaines de grossesse, parallèlement à un suivi postnatal, ce qui a renforcé l’hypothèse d’un impact de l’alimentation maternelle sur les préférences futures de l’enfant.
L’étude affirme qu’une exposition variée aux saveurs durant la grossesse pourrait contribuer à instaurer, plus tard, des habitudes alimentaires plus diversifiées et plus saines chez les enfants, en renforçant leur acceptation d’aliments naturels tels que les légumes et les fruits.
De telles recherches confirment que l’environnement alimentaire pendant la grossesse peut jouer un rôle précoce dans la formation des habitudes alimentaires de l’enfant, ouvrant ainsi la voie à la promotion de régimes plus sains dès les premières étapes de la vie.
Ib./ M.Ch.