Amsterdam,(SANA) Une récente étude scientifique néerlandaise a révélé que la construction d’un grand mur au fond du détroit de Béring, qui relie l’océan Pacifique à l’océan Arctique, pourrait contribuer à stabiliser les courants de l’Atlantique et à éviter de possibles catastrophes climatiques.
La revue américaine « Science Advances » a publié une étude menée par Henk Dijkstra et son collègue Jie Sun, de l’Université d’Utrecht, indiquant que la construction d’un mur de 50 à 59 m et de longueur d’environ 80 km au détroit de Béring pourrait freiner l’affaiblissement du Gulf Stream.
Les chercheurs expliquent que le Gulf Stream fait partie d’un vaste système de courants essentiels à la régulation du climat mondial, estimant que ce système montre des signes de ralentissement, et qu’un éventuel effondrement qui pourrait provoquer de graves perturbations climatiques.
Dijkstra et Sun suggèrent de construire trois barrages d’environ 80 km au fond du détroit de Béring : le premier entre la Tchoukotka et l’île Ratmanov, le second entre Ratmanov et l’île américaine de Kruzenshtern, et le troisième jusqu’à l’Alaska. Leur hauteur ne dépasserait pas 59 m, compte tenu de la faible profondeur du détroit.
Selon les chercheurs, ce projet pourrait empêcher l’effondrement de la circulation atlantique et éviter des changements climatiques brusques en Europe occidentale.
L’étude rappelle que des ouvrages similaires, comme le barrage de Saemangeum en Corée du Sud (34 km), prouvent la faisabilité technique d’un tel projet.
Ib.i. /L.A.
Des climatologues : barrages au détroit de Béring limiteraient les risques climatiques