New York, (SANA) Une nouvelle étude américaine a averti que prendre des captures d’écran pour se souvenir d’informations peut entraîner un affaiblissement de la mémoire et une hausse de l’oubli, dans un phénomène connu sous le nom d’“amnésie numérique”.
Le site américain spécialisé dans l’actualité médicale HealthDay a rapporté hier mercredi que l’étude, menée par une équipe de la Binghamton University et publiée dans la revue Memory & Cognition, indique que ce phénomène survient lorsque la personne ne revoit pas ultérieurement les éléments qu’elle a photographiés.
La chercheuse Sophia Fabrizio a attribué cela à la dépendance du cerveau au stockage externe des informations, ce qui réduit l’effort consacré à les conserver dans la mémoire interne.
Les chercheurs ont expliqué que l’affaiblissement de la mémoire résulte de la distraction de l’attention lors de la prise d’images, de la paresse du cerveau qui suppose que l’information est déjà stockée à l’extérieur, ainsi que du détachement mental de la personne par rapport à l’expérience.
Les résultats de sept expériences ont montré qu’il n’existe aucun bénéfice à la prise d’images, et que l’affaiblissement de la mémoire était manifeste dans tous les cas.
Les chercheurs ont proposé l’écriture manuscrite comme solution pratique pour préserver la mémoire, car la prise de notes oblige le cerveau à traiter et organiser l’information, ce qui facilite sa mémorisation. Ils ont toutefois averti que cette méthode n’est pas totalement garantie, puisqu’elle peut parfois conduire elle aussi à une forme de stockage externe.
Il est à noter que le rythme mondial de prise de photos atteint environ 20 images par jour, avec une moyenne d’environ 2 000 photos stockées sur un téléphone, ce qui reflète l’ampleur de la dépendance au stockage numérique au détriment de la mémoire humaine.
Rkh/mch
Une étude américaine met en garde contre l’effet des captures d’écran sur la mémoire