Washington, (SANA) Une étude scientifique récente révèle que l’œil n’est plus seulement un organe de la vision, mais pourrait devenir une fenêtre diagnostique prometteuse permettant de détecter précocement divers troubles systémiques, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète et certaines affections neurologiques.
Selon le site médical Medscape, l’étude consacrée aux « biomarqueurs oculaires » montre qu’il est possible d’analyser des fluides oculaires — tels que les larmes ou les liquides intraoculaires — afin d’identifier des modifications biologiques fines susceptibles d’indiquer des maladies graves avant l’apparition de leurs symptômes, grâce aux progrès des techniques d’analyse biologique et d’imagerie médicale.
Dirigée par une équipe internationale spécialisée en ophtalmologie et en neurosciences, dont le professeur Alon Harris de l’École de médecine Icahn à Mount Sinai (New York), l’étude s’est concentrée sur l’analyse de la rétine et de la microcirculation oculaire, considérées comme un reflet direct de l’état du système cardiovasculaire.
Les résultats montrent que l’imagerie avancée et l’intelligence artificielle sont désormais utilisées pour analyser les images rétiniennes et relier leurs altérations microscopiques à des maladies du cœur, des vaisseaux, du cerveau, ainsi qu’au diabète et aux maladies rénales. Ces avancées ouvrent la voie à des méthodes de diagnostic non invasives, plus rapides et plus précises.
La rétine constitue en effet une fenêtre privilégiée sur les systèmes vasculaire et nerveux, permettant d’observer des signaux précoces de changements subtils dans l’organisme, ce qui renforce les possibilités de dépistage anticipé et d’intervention thérapeutique en temps opportun.
AM.