Genève, (SANA) L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que le risque de propagation du hantavirus dans le monde reste très faible, malgré son apparition à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique et le décès de trois passagers.
Selon l’Agence France Presse, le porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, a déclaré aux journalistes à Genève qu’« il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne infectée et que la probabilité de transmission entre individus demeure limitée, précisant que même les personnes ayant partagé la même cabine qu’un malade à bord du navire n’avaient pas toutes été contaminées « dans certains cas ».
Le navire “MV Hondius” poursuit sa route vers Tenerife, où environ 150 passagers et membres d’équipage devraient être évacués à son arrivée dimanche.
Signalement de cas infectés
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé avait annoncé, jeudi 7 mai, que huit cas avaient été signalés, dont trois décès. Il a précisé que cinq de ces huit cas ont été confirmés comme étant dus au hantavirus, tandis que les trois autres sont considérés comme des cas suspects.
Il a précisé que la période d’incubation du variant Andes peut aller jusqu’à six semaines, ce qui pourrait entraîner l’apparition de nouveaux cas.
Il a expliqué que hantavirus peut provoquer un syndrome respiratoire aigu et qu’il se transmet surtout par les rongeurs infectés.
Aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe, et la souche Andes est la seule connue pour sa transmission entre personnes.
Une responsable de l’OMS a assuré que la situation ne marque pas le début d’une épidémie ni d’une pandémie.
Les trois passagers décédés sont une Allemande et un couple néerlandais.
Des voyageurs de près de vingt pays se trouvent encore à bord, tandis que les autorités suivent les déplacements d’une trentaine de personnes descendues à Sainte Hélène, entre le 22 et le 24 avril dernier, afin d’identifier d’éventuels cas suspects ou des personnes ayant été en contact avec des malades. L’OMS a également informé les douze pays dont des ressortissants sont descendus à Sainte‑Hélène.
Source inconnue
L’origine de la propagation du hantavirus reste inconnue, mais l’OMS a confirmé que le premier cas était apparu avant le début du voyage au début du mois d’avril. Les symptômes étaient apparus chez le premier passager décédé — un Néerlandais de 70 ans — le 6 avril. L’OMS rappelle que la période d’incubation du virus varie généralement d’une à six semaines.
Le ministère argentin de la Santé a indiqué jeudi, 7 mai, qu’il n’avait pas réussi à identifier la source de l’infection.
Le hantavirus se propage dans certaines régions d’Argentine, notamment dans la cordillère des Andes, où au moins soixante cas d’infection sont enregistrés chaque année depuis plusieurs années.
Ib.I./ R.F.