Londres, (SANA) – Amnesty International a appelé jeudi à l’ouverture d’une enquête sur la destruction de maisons civiles dans le sud de la Syrie par l’armée israélienne, qualifiant ces actes de crimes de guerre.
Dans un communiqué rapporté par l’AFP, l’organisation a affirmé que l’armée israélienne a détruit des maisons civiles dans le gouvernorat de Quneitra depuis décembre 2024 sans nécessité militaire, réclamant une enquête et une indemnisation des personnes touchées.
L’organisation a indiqué que les forces israéliennes sont entrées le 8 décembre 2024 dans des villages de la zone démilitarisée de Quneitra, après être passées depuis le Golan occupé, menant des raids dans des habitations et ordonnant aux habitants d’évacuer.
Elle a ajouté que l’armée israélienne avait détruit ou endommagé au moins 23 bâtiments civils dans trois villages, décrits par des témoins comme leurs maisons ou celles de leurs voisins, précisant avoir vérifié les destructions à partir d’images satellites.
« La sécurisation des frontières d’Israël ne saurait justifier le rasage et le dynamitage de maisons et villages situés sur le territoire d’un autre pays », a declaré Christine Beckerle, directrice régionale adjointe du bureau de l’organisation pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Il est à noter que les forces d’occupation israéliennes poursuivent leurs incursions en territoire syrien, notamment dans les gouvernorats de Quneitra et de Daraa. La plus récente a eu lieu mercredi soir dans la campagne nord de Quneitra. Plus tôt dans la journée, une autre opération a été signalée sur la route de Wadi al-Raqad, près de la ville de Jamla, dans le bassin du Yarmouk, à l’ouest de Daraa.
Ces mouvements ont eu lieu au milieu sous de survols d’avions de reconnaissance, suscitant des tensions et de l’inquiétude parmi les habitants.
A.H./R.B.