Damas, (SANA) La 1ère Conférence nationale syrienne pour le dialogue du secteur privé 2026 a entamé sa deuxième journée ce mardi au Palais des conférences à Damas.
Organisée par le ministère de l’Économie et de l’Industrie en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et en partenariat avec le gouvernement japonais, la conférence se poursuivra jusqu’au 3 juin. Parmi les participants figurent des représentants du gouvernement syrien, des chambres de commerce et d’industrie, des fédérations et associations économiques, des chefs d’entreprise syriens et étrangers, ainsi que des partenaires internationaux du développement.
Le ministre des Finances : La Vision 2030 renforce le rôle du secteur privé
Dans son allocution de circonstance, le ministre des Finances, Mohammed Yesser Barnieh, a affirmé que la tenue de cette conférence témoigne de la ferme conviction que l’avenir de l’économie syrienne ne peut se construire que grâce à un partenariat solide entre les secteurs public et privé.
Il a indiqué que l’économie syrienne a été confrontée à des défis exceptionnels ces dernières années, ayant des répercussions importantes sur divers secteurs économiques, productifs et de services. Cependant, ces défis ont révélé la résilience du peuple syrien et souligné le rôle essentiel du secteur privé pour assurer la continuité de la production et des services.
« Aujourd’hui, alors que nous nous tournons vers la phase de relance, nous sommes convaincus que le secteur privé sera le principal partenaire pour stimuler la croissance économique, attirer les investissements et créer des emplois », a-t-il indiqué.
Il a ajouté : « Nous avons lancé la Stratégie de transformation 2026-2030, intitulée « Le ministère des Finances : un rôle moteur dans le soutien de la stabilité économique et financière et du développement durable de la nouvelle Syrie », en tant que cadre national visant à bâtir un ministère des Finances moderne, partenaire du secteur privé et garant de la stabilité économique et financière. »
Il a souligné que la croissance économique ne repose pas uniquement sur une gestion efficace des finances publiques, mais aussi sur le renforcement du secteur privé. Il est essentiel de développer les marchés et les institutions financières, d’améliorer le climat des affaires et de consolider le partenariat entre l’État et les investisseurs.
« Nous avons lancé un programme de réforme fiscale global afin de rétablir la confiance des contribuables et nous avons œuvré à la transition d’un système traditionnel de collecte des impôts vers une administration fiscale moderne, fondée sur l’équité et la transparence. »
Il a souligné que le renforcement de la coopération avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque islamique de développement et d’autres institutions financières et de développement régionales et internationales est un indicateur important du retour de la confiance dans l’économie syrienne, ce qui soutient les efforts de réforme, de reconstruction et de développement économiques.
Le ministre Badr : Le secteur des transports a besoin de partenariats plus étroits avec le secteur privé
Pour sa part, le ministre des Transports, Yarob Badr, a indiqué dans son allocution que le secteur des transports s’inscrit dans un environnement multidimensionnel – géographique, économique, social et technologique – et qu’il a besoin d’un organisme de réglementation pour le superviser, définir des normes et des lignes directrices et organiser des partenariats avec le secteur privé.
Il a expliqué que l’Autorité générale des chemins de fer est confrontée à de nombreux défis, surtout que la moitié du réseau étant est hors service, appelant le secteur privé à contribuer à la remise en service des lignes. Il a également souligné la nécessité d’une évaluation complète du réseau routier principal en Syrie, conformément aux normes les plus récentes, et a indiqué que des négociations sont en cours avec la Banque islamique de développement afin d’obtenir l’appui technique nécessaire à la réalisation de cette évaluation.
Le ministre des Transports a indiqué que son ministère travaille actuellement à l’élaboration d’une politique nationale pour un transport terrestre durable en Syrie, en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement.
Dans une déclaration enregistrée, le vice-ministre parlementaire japonais des Affaires étrangères, Yohini Onishi, a expliqué que le dialogue entre les secteurs public et privé soutient la voie du redressement, de la reconstruction et du développement économique en Syrie, et que le Japon attend avec intérêt que le peuple syrien progresse sur la voie du redressement, du développement et de la stabilité.
Il a affirmé que le gouvernement japonais soutient le rôle du secteur privé et sa contribution aux efforts de reconstruction en Syrie, et que de nombreuses entreprises japonaises suivent avec grand intérêt les conclusions de cette conférence.
La conférence vise à donner au secteur privé les moyens de contribuer à l’élaboration d’une vision commune de l’avenir de l’économie syrienne, à identifier les priorités de redressement et à définir les voies d’une économie compétitive et durable, fondée sur un partenariat public-privé efficace.
Les sessions de la deuxième journée porteront sur le développement de la production, du commerce et des exportations ; le renforcement des investissements et du financement ; le rôle des jeunes, des expatriés et des partenaires internationaux dans le soutien au redressement économique et la formulation d’une vision économique et de recommandations favorisant la croissance du secteur privé et renforçant sa compétitivité.
rb