Damas-( SANA) Avec des échos culturels et historiques qui résonnent depuis plus de mille ans, l’ Opéra de Damas a accueilli lundi une soirée musicale, pour célébrer la fête nationale d’Espagne et mettre l’accent sur les liens profonds d’amitié et les relations culturelles historiques entre la Syrie et l’Espagne.
Des peintures artistiques qui mêlent folklore syrien et espagnol
La soirée, organisée par l’ambassade d’Espagne en Syrie, a transporté les participants pendant 70 minutes dans les couloirs de l’Andalousie et de Séville avec des spectacles de flamenco (musique et danse), débutant par un tableau du patrimoine andalou incarnant l’esprit andalou, mêlant folklore espagnol et oriental.
Un tableau de danse flamenco a été présenté, puis une performance de flûte solo dans une atmosphère calme, avant que la scène ne s’anime à nouveau avec un mélange de musique et de chants syriens accompagnés de danse espagnole dans la chanson « Natalie », interprétée par le chanteur syrien Manu Al-Salbi, accompagné du groupe et de la danseuse Annabel, au milieu d’interactions enthousiastes du public.
Un partenariat culturel renouvelé et les préparatifs d’un festival du film
Dans son discours d’ouverture, l’ambassadeur d’Espagne en Syrie, Antonio González Peña, a déclaré : « L’Espagne ne voulait pas manquer cette occasion, à ce nouveau stade de ses relations fraternelles avec la Syrie, pour partager à nouveau avec elle une partie essentielle de notre culture, à savoir notre musique. »
L’ambassadeur espagnole a expliqué que, dans cette optique, et grâce au ministère des Affaires étrangères, à l’Union européenne et à la Coopération du Royaume d’Espagne, ainsi qu’au soutien constant du ministre de la Culture de la République arabe syrienne, Muhammad Yassin Al-Saleh, Damas a accueilli la troupe de flamenco Annabel Veloso, dont la participation revêtait une signification toute particulière, allant au-delà d’une simple rencontre sur scène, puisqu’elle révélait l’intention de l’ambassade de lancer un festival de cinéma espagnol qui parcourra tous les gouvernorats syriens.
L’ambassadeur a ajouté : « Nous souhaitons que ces initiatives s’inscrivent dans le cadre d’un échange culturel renouvelé et continu, tant du côté espagnol que syrien, et contribuent à mettre en valeur l’exceptionnelle richesse culturelle de la Syrie et à accroître son appréciation en Espagne, afin que la culture puisse retrouver la place qui lui revient dans les relations entre nos deux pays et que la musique, les chants et la danse puissent enrichir le dialogue syro-espagnol. »
Ateliers d’échange d’expériences musicales
Le musicien syrien Dulama Shehab, qui s’est produit avec le groupe espagnol, a expliqué à SANA que cette soirée ouvre des perspectives de coopération artistique durable entre les deux cultures, soulignant le désir du groupe espagnol de donner d’autres concerts dans le pays.
Shehab a souligné l’importance des échanges culturels dans la construction de nouvelles relations internationales et le développement de projets artistiques communs qui enrichissent la scène culturelle locale et consolident la présence des musiciens syriens dans les forums internationaux, promouvant ainsi les valeurs d’ouverture et de dialogue créatif entre les peuples.
Les rythmes du flamenco sont caractérisés par des influences orientales
Ammar Hanna, fondateur de la première école de danse en Syrie, a déclaré à SANA : « L’art du flamenco espagnol mêle les danses gitanes et andalouses ancestrales à des influences orientales qui apparaissent dans les rythmes, les mouvements et les mélodies semblables aux chants syriaques anciens, ce qui lui confère une singularité artistique proche du goût arabe et révèle de profondes intersections culturelles entre les deux rives de la Méditerranée. »
Hanna a souligné l’importance des tableaux communs qui combinaient les rythmes espagnols et orientaux et incarnaient la capacité des arts cinétiques et musicaux à construire des ponts de dialogue et d’interaction créative entre les peuples.
Ib.i./L.A