Damas, (SANA) Entre des murs qui racontent l’histoire, au cœur de la citadelle de Damas, les remparts se sont transformés en une fresque vivante où se mêlent l’authenticité du passé et la créativité du présent, offrant un espace généreux aux artisanats et aux arts plastiques qui expriment la profondeur de l’identité syrienne.
La noblesse du brocart s’accorde avec la mode contemporaine
Dans le coin consacré à la mode, le créateur Alaa Al Tabaa a réussi à raviver les costumes traditionnels avec une touche contemporaine, en présentant des abayas qui allient designs modernes et broderies artisanales réalisées sur le métier, utilisant le brocart damascène orné de perles et de pierres.
L’exposition a présenté des créations inspirées des traditions syriennes et palestiniennes.
Al Tibaa a fait noter le retour marqué de la mode patrimoniale, surtout avec l’usage de la calligraphie arabe, tout en soulignant que le festival soutient aussi les artisanes travaillant à domicile

50 œuvres plastiques embrassent l’histoire
Sur les murs de la citadelle historique, les couleurs ont ajouté une touche supplémentaire sur lieu, tandis que l’exposition de peinture rassemblait une cinquantaine de toiles à l’huile appartenant aux écoles réaliste, expressionniste et impressionniste.
L’artiste Maram Al Hamduch a expliqué que l’exposition constitue une plateforme pour présenter les expériences de treize artistes syriennes, qui proposent des œuvres inspirées de la nature, du portrait et des chevaux issus du patrimoine, tout en soulignant la forte interaction des visiteurs avec cette diversité visuelle.
La calligraphie arabe, pulsation d’identité et d’appartenance
La calligraphie arabe a également marqué cette célébration patrimoniale: les styles naskh, ruqaa et diwani ont orné les panneaux en bois et les poteries.
La calligraphe et formatrice Amal Nahas a présenté une sélection d’œuvres alliant beauté artistique et usage quotidien, dont une pièce remarquable représentant la carte de la Syrie à travers l’intégration des lettres arabes, ainsi que des expressions empreintes d’amour et d’optimisme pour Damas.

Nahas a souligné l’importance d’organiser le festival dans un site historique et le rôle des activités culturelles dans le soutien aux artistes.
Le festival vise à préserver le brocart damascène et les métiers traditionnels, à soutenir les artisanes, et à documenter l’art plastique et la calligraphie arabe inscrite sur les listes de l’UNESCO, en faisant de la citadelle de Damas un espace pour la créativité contemporaine.




Ib.i. / L.a.