New York, (SANA) Les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), la Syrie et la Jordanie ont fermement condamné les attaques iraniennes visant leurs territoires. Ils ont souligné que le ciblage de civils et d’infrastructures civiles est inacceptable et rejeté sur les plans juridique et humain, mettant en garde contre les graves conséquences de cette escalade.
Dans une déclaration lue par le Représentant permanent de Bahreïn auprès des Nations Unies, Jamal Al-Ruwaie, lors d’une session extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU tenue dimanche et consacrée à la situation au Moyen-Orient, ces pays ont affirmé que la sécurité des nations sœurs est indissociable et que toute atteinte à la souveraineté de l’une d’entre elles constitue une atteinte à la sécurité et à la stabilité de l’ensemble de la région.
Al-Ruwaiei a ajouté que plusieurs frappes de missiles iraniens avaient ciblé les Émirats arabes unis, le Royaume d’Arabie saoudite, le Sultanat d’Oman, l’État du Qatar, l’État du Koweït, le Royaume de Bahreïn, le Royaume hachémite de Jordanie et la République arabe syrienne, en violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ces pays. « Ces attaques constituent une menace directe pour leur sécurité, une violation claire des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies et une escalade inacceptable qui menace la sécurité et la stabilité de la région.
Il a souligné que les attaques iraniennes brutales et irresponsables avaient fait des blessés parmi les citoyens et les résidents, et causé la mort d’au moins un civil et d’importants dégâts aux infrastructures civiles. Par ailleurs. « Ces attaques ont perturbé le trafic aérien dans plusieurs pays du Conseil de coopération du Golfe et menacé d’entraver la navigation maritime internationale dans le détroit d’Ormuz, en violation du droit international », a-t-il fait savoir.
Al-Ruwaiei a affirmé que ces attaques constituent une violation flagrante de l’interdiction de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale des États, comme prévu dans l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies. Il a tenu le gouvernement iranien pleinement responsable de ces attaques, rejetant tout prétexte pour justifier ce comportement agressif et soulignant que l’article 51 de la Charte ne tolère pas de telles attaques.
Il a par ailleurs insisté sur le fait que ces attaques sont incompatibles avec les principes de bon voisinage et ne sauraient être acceptées sous aucun prétexte. Il a réitéré le rejet catégorique de toute instrumentalisation des territoires des pays de la région à des fins de règlement de comptes ou d’extension du conflit, malgré les efforts déployés pour faciliter le dialogue avec l’Iran et résoudre les différends pacifiquement.
Al-Ruwaiei a conclu en affirmant que les États membres du Conseil de coopération du Golfe, la Syrie et la Jordanie, tout en s’engageant aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, se réservent le plein droit à la légitime défense conformément à l’article 51 de la Charte, à répondre à ces attaques d’une manière proportionnée à leur nature et conforme aux règles du droit international, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leur sécurité et leur stabilité et sauvegarder leur souveraineté et leurs intérêts nationaux.
R.B.