Al-Miqdad : Les mesures coercitives unilatérales représentent un outil de coercition

New York / Le ministre des Affaires étrangères et des Expatriés, Fayçal al-Miqdad, dans une déclaration lors de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’arrêt des mesures économiques coercitives unilatérales, lue par l’ambassadeur permanent de Syrie, Qussay al-Dahhak a affirmé que les mesures coercitives unilatérales représentent un outil de coercition, de pression économique et de chantage politique en violation de la Charte qui a consacré le principe de l’égalité de souveraineté entre les nations et a mis en avant l’accomplissement de la coopération internationale et la promotion des affaires économiques et sociales des peuples.

Al-Miqdad a indiqué que Washington et ses alliés avaient choisi d’abandonner l’action diplomatique et le dialogue politique, et avaient adopté des politiques de domination, d’embargo, d’intimidation et de mesures coercitives pour viser des pays donnés et trouver des prétextes pour intervenir dans leurs affaires intérieures, en essayant de porter atteinte à leur souveraineté et leur option nationale, faisant savoir que tous les prétextes infondés qu’ils ont donnés pour justifier leur comportement criminel ne changeront pas la vérité que ces actions sont illégales.

Al-Miqdad a dit : “Les mesures coercitives unilatérales empêchent de nombreuses populations de jouir de leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la vie décente, à la santé, à l’alimentation, au développement et à la liberté, et les exposent à une punition collective qui représente une violation de la Charte des Nations Unies qui attribue l’application des sanctions au Conseil de sécurité exclusivement et selon des critères définis”.

Al-Miqdad a insisté sur le fait que la Syrie souffre depuis plus de quatre décennies des conséquences des mesures illégales imposées par les administrations américaines successives et l’Union européenne, ces mesures s’étant accentuées pendant la guerre terroriste menée par les mêmes pays contre la Syrie pour étrangler son peuple et le punir pour son attachement à ses choix et à ses positions nationales.

Al-Miqdad a fait savoir que Washington n’avait pas cessé d’adopter des mesures coercitives mais cherche à les renforcer en utilisant des lois fictives comme la loi César ou la loi Captagon et d’autres outils de pression politique et économique destinés à prendre pour cible tous ceux qui tentent de soutenir la Syrie et son peuple.

“Les conséquences économiques s’accroissent en raison des pratiques agressives menées par Washington et ses alliés contre la Syrie, ainsi que les actes d’agression, d’occupation et de pillage des richesses nationales, qui privent le peuple syrien de ses biens nationaux”, a dit al-Miqdad.

Al-Miqdad a ajouté : “La Syrie réitère que les mesures coercitives unilatérales représentent un terrorisme économique et une épée suspendue sur les têtes des peuples et des institutions financières, des secteurs commerciaux et des entreprises dans les pays tiers qui ont cessé de traiter avec les pays visés craignant que les sanctions américaines ne leur soient appliquées”.

Et il a conclu en disant : “La Syrie appelle les pays membres des Nations Unies à renforcer et à unifier leurs efforts pour lutter contre les mesures coercitives unilatérales et les politiques d’embargo, et réclame la levée immédiate, complète et inconditionnelle de toutes ces formes de mesures imposées par l’Occident contre plusieurs pays”.

A.Ch.

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