Le président al-Assad à Al-Ikhbariya et Al-Sourya : Le Turc est un agent de l’Américain dans cette guerre et s’il ne sort pas par tous les moyens, il n’y aura que l’option de la guerre

Damas-SANA / Le président Bacha al-Assad a affirmé que c’est la Syrie qui lutte contre le terrorisme et qu’il n’y a pas de contact avec n’importe quelle institution américaine.

Dans une interview qu’il a accordée aujourd’hui aux deux chaînes de TV syriennes « Al-Ikhbariya » et « Al-Sourya », le président al-Assad a fait savoir qu’on ne sait pas si l’opération de meurtre d’Al-Baghdadi avait vraiment eu lieu ou pas, faisant savoir que le radar n’avait détecté aucun avion.

« Pourquoi les cadavres d’ Al-Baghdadi et de Ben Laden n’ont pas été montrés, alors que l’opération de l’arrestation du président Saddam Hussein avait été montrée en détails ? », s’est interrogé le président al-Assad, qui a souligné la nécessité de ne pas croire en ce que les Américains disent, parce que le politicien américain est accusé jusqu’à preuve du contraire et non pas innocent jusqu’à preuve du contraire.

A la question de savoir si en cas de meurtre d’Al-Baghdadi, son réseau est fini ou il y aurait de nouveaux chefs comme l’habitude et de nouveaux réseaux qui seraient préparés au moment de la fin de ceux qui les précèdent ?, le président al-Assad a répondu : « En premier lieu, Al-Baghdadi représente Daech qui représente l’idéologie wahhabite extrémiste remontant à plus de deux siècles et tant que cette idéologie n’est pas finie, la mort d’Al-Baghdadi n’aura aucun effet ni la mort de Daech entier sur cette idéologie extrémiste».

Et le président al-Assad de poursuivre : « Quant à Al-Baghdadi, il est évident qu’il était dans les prisons des Américains en Irak, et ce sont eux qui l’ont relâché pour jouer ce rôle, il est uniquement une personne remplaçable à tout moment. Al-Baghdadi sera reproduit sous un autre nom et une autre personne, et peut-être Daech entier, selon le besoin et sous un autre titre, mais l’idéologie est la même, l’usage est le même et le directeur est l’Américain lui-même ».

Questionné sur l’accord russo-turc, notamment l’article relatif à la préservation de la situation actuelle dans la région visée dans l’agression turque, le président al-Assad a affirmé qu’il y a des principes russes clairs durant cette guerre, avant qu’il y ait une base russe soutenant l’armée syrienne en 2015, lesquels se basent sur le droit international et l’unité des territoires syriens, et que ce sujet n’avait pas changé ni avant, ni après, ni avec le changement des circonstances.

« La politique russe se base sur le traitement avec la réalité qui a réalisé deux choses : Le retrait des groupes armés du nord vers le sud en coordination avec l’armée syrienne et l’accès de l’armée syrienne au nord vers la zone qui n’est pas occupée par la Turquie », a-t-il dit.

Le président al-Assad a assuré que l’accord russo-turc est temporaire et constitue un pas positif qui réduira les dégâts et préludera de libérer cette zone prochainement en souhaitant qu’il soit dès que possible.

A la question de savoir si la Turquie, qui ne s’engage pas aux accords, occuperait toujours les zones dont elle avait pris le contrôle dans la dernière agression, le président al-Assad fait noter : « Prenons Idleb comme exemple, il y avait un accord à Astana sur la sortie de la Turquie, mais elle ne l’a pas faite, mais nous sommes en train de libérer Idleb graduellement. La même chose se déroulera dans la région du nord, après l’épuisement des opportunités politiques en prenant en compte le fait qu’Erdogan œuvrait dès le début de la guerre pour provoquer un problème entre le peuple syrien et le peuple turc pour que le peuple turc soit un peuple ennemi. Mais la majorité des forces politiques en Turquie sont jusqu’à présent contre les politiques d’Erdogan et il faut que nous soyons vigilants pour ne pas transformer la Turquie en un ennemi, et ici apparaît le rôle des amis, le rôle russe et le rôle iranien ».

« Le Turc est un agent de l’Américain dans cette guerre. Partout où nous avons combattu, nous combattions contre l’agent turc et s’il ne sort pas par tous les moyens, il n’y aura que l’option de la guerre », a-t-il affirmé.

A propos de la promesse américaine aux Kurdes de résoudre leur question via l’influence russe pour s’entretenir avec l’Etat syrien afin de leur offrir l’opportunité de se défendre, le président al-Assad a fait savoir que tout ce que l’Américain dit  n’est pas crédible et qu’il ne faut pas le prendre en compte, assurant que le seul accord russe avec les Kurdes est sur le rôle russe dans l’accord entre l’armée arabe syrienne et les Kurdes ou les groupes kurdes dénommés « FDS » pour l’entrée de l’armée arabe syrienne.

Questionné sur le sort des zones qui ne sont pas frontalières dans la région syrienne, al-Jazira, et qui étaient sous le contrôle des milices armées des FDS, le président al-Assad a affirmé : « Il est impossible que l’armée syrienne entre dans ces zones uniquement pour mener une action sécuritaire et militaire, mais son entrée signifie l’entrée de tous les services que l’Etat peut octroyer ».

« L’armée arabe syrienne entrera dans toutes ces zones simultanément avec l’accès de tous les services, c’est-à-dire le retour de toute l’autorité de l’Etat », a-t-il ajouté.

Quant aux possibilités que les Syriens soient en mesure de revivre ensemble avec les Kurdes après leurs attaques contre l’Etat syrien, contre ses citoyens et contre l’armée arabe syrienne et après leur dépendance des Etats-Unis, le président al-Assad a souligné que la majorité des Kurdes avaient de bonnes relations avec l’Etat syrien et avançaient des idées nationales réelles, sauf certains partis dépendant des Etats-Unis.

Concernant le plan de l’Etat sur la cohabitation entre les différentes catégories de la société, notamment les enfants, le président al-Assad a dit : «En fait, le problème est en premier lieu avec les enfants et en deuxième avec la génération des jeunes, c’est-à-dire plusieurs problèmes, dont un est que cette génération ne sait pas ce que l’Etat et la loi signifient, car elle n’a pas vécu dans l’Etat, mais avec les groupes armés, mais l’effet le plus pire et le plus dangereux est celui sur les enfants dont certains n’ont pas appris l’Arabe dans certaines zones, certains parmi eux ont appris des concepts erronés, qui peuvent-être des concepts extrémistes, des concepts contre l’Etat ou des concepts contre la patrie, ainsi que d’autres concepts avancés de l’extérieur et leur ont été incarnés dans les méthodes scolaires. Ce sujet était les propos principaux pendant les quelques semaines passées, notamment les quelques derniers jours, car l’accès de l’armée syrienne à de vastes zones en même temps dans les zones du nord a montré ce problème, mais à une grande échelle. Actuellement, il y a des ministères, en particulier le ministère de l’Education, et le ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur examinent ce sujet et je crois qu’un communiqué sera émis et qu’il y aura une solution, même si en général en première étape et ensuite elle sera suivie par des mesures administratives pour comprendre tous ceux dans le système syrien de l’Etat, c’est-à-dire qui est-ce-qui adhérera au service militaire ? qui est-ce qui adhérera à la police ? qui est-ce qui poursuivra ses études aux écoles ? Comment on traitera avec une personne âgée par exemple de 12 ans ? elle ne sait rien sur la méthode syrienne, donc il faut qu’elle poursuive avec la méthode nationale syrienne. La même chose pour ceux qui étaient en primaire. Je crois que la solution est de comprendre tous dans le système national, mais il est inéluctable de prendre des mesures particulières pour réintégrer cette génération dans le système national et je crois que dans quelques jours, il y aurait une vision quiconque ».

Questionné sur la politique et les Etats-Unis, surtout le président Donald Trump, qui a annoncé son intention de faire rester un nombre limité de ses soldats en Syrie avec le redéploiement de certains parmi eux à la frontière jordanienne et à la frontière de l’ennemi israélien, tandis que d’autres protégeront les gisements du pétrole et sur la riposte de l’Etat syrien à cette présence illégale, le président al-Assad a fait noter : « Sans prendre en compte aussi ces déclarations. En fait, l’Américain est un occupant. Il est présent que ce soit dans l’est, le nord ou dans le sud, le résultat est le même, et je dis une fois de plus que nous ne prendrons pas en compte ses déclarations, mais maintenant nous parlons de la réalité. Comment nous traiterons avec cette réalité ? Lorsque vous parviendrez à une étape dans laquelle j’ai fini des restes de zones. Comme j’ai dit il y a des priorités militaires, lorsque nous achèverons ces zones selon les priorités et parviendrons à la libération de la zone où se trouve un Américain. Je ne serai pas exagérant en disant que nous enverrons une armée pour confronter les Etats-Unis, nous parlons d’un pays de grande puissance, est-ce que nous avons la capacité ? Je crois que ce propos est clair pour nous tous, les Syriens, est-ce que nous résisterons ?, s’il y aura une résistance, le sort américain sera comme ce qui s’était passé en Irak . Mais le mot de la résistance a besoin d’un état populaire contraire à la dépendance, un état populaire national qui se base sur l’opération de la résistance, le rôle de l’Etat dans ce cas est d’assurer toutes les circonstances et d’assurer toute forme de soutien à n’importe quelle résistance populaire à l’occupant. Mais loin de la mentalité américaine colonialiste et de la mentalité commerciale qui vient pour coloniser la région pour l’argent, le pétrole et autres choses, il est illogique de parler de tous ces éléments et d’oublier que le paramètre principal qui avait fait venir l’Américain, les autres, ainsi que le Turc dans la région est un Syrien agent. Il est un Syrie traître. Le traitement avec tous les autres cas est un traitement avec les symptômes, il faut traiter avec les raisons, il faut traiter avec ce Syrien et tenter de reformuler la situation nationale dans la société syrienne, reprendre le patriotisme et de reprendre l’unité de l’opinion, il ne faut pas qu’il y ait un traître syrien et un patriotique syrien, mais il faut que le Syrien soit patriotique, il ne faut pas que la trahison en ce moment soit un point de vue comme un désaccord sur n’importe quel sujet politique. Il faut que nous soyons tous unifiés face à l’occupant et en parvenant à cet état, je vous affirme que l’Américain sortira lui-même, il n’y aura aucune opportunité pour lui de rester en Syrie, et il n’y aura pas pour lui la capacité, lui qui est un pays de grande puissance, de se trouver en Syrie. Nous avons constaté cela au Liban dans une étape quelconque, nous l’avons constaté en Irak dans une étape ultérieure. Je crois que c’est la bonne solution ».

Quant à la raison de sa tournée la semaine dernière sur la ligne de front à Idleb, le président al-Assad a indiqué qu’ « il n’y a pas de lien entre ma présence à Idleb et l’Heure zéro, en premier lieu je fais des tournées d’un temps à l’autre dans la zones chaudes et dangereuses, car ces héros exercent la mission la plus difficile et il est normal de penser à les visiter, c’est une habitude pour moi, mais la visite d’Idleb a eu lieu car le monde a cru que tout sujet syrien se résume dans ce qui se passe dans le nord et dans le fait que la question est devenue l’armée turque qui était entrée sur le territoire syrien en oubliant que tous ceux qui combattent à Idleb sont une armée turque, même si sous l’appellation d’Al-Qaïda et Ahrar Al-Cham. J’affirme que ces héros sont les plus proches du cœur d’Erdogan que l’armée turque elle-même, c’est pourquoi, il ne faut pas oublier du point de vue politique, notamment la question turque, que la bataille ici reste la base, car elle est liée à la bataille dans la région nord-est ou la région de Jazira, c’est ça la raison qui me pousse à affirmer que ce qui s’y passe, en dépit de son importance et de sa grande superficie, ne nous laissons pas ignorer l’importance d’Idleb dans la bataille globale ».

A la question de savoir si sa visite à Idleb est liée à la rencontre menée en même jour entre la Turquie et la Russie, le président al-Assad a fait noter : « En fait, j’ai oublié qu’il y avait un sommet en même jour, je ne me souvenais pas, je savais qu’il y aurait un sommet qui aurait lieu dans quelques jours et je savais qu’il aurait lieu, peut-être, mardi ».

A la question de savoir si ses déclarations ont donné l’impression qu’il y a un refus préventif ou qu’il est contre le sommet, le président al-Assad a précisé : « Certains articles et commentaires ont donné l’impression de colère, c’est pourquoi cette colère a été comprise comme colère du sommet et comme s’il était contre nous. En fait, c’est non, je n’étais point en colère. Mes déclarations contre Erdogan sont des déclarations permanentes, J’ai dit qu’il est un « voleur ». C’est vrai, qu’est-ce que je le dénomme : un philanthrope ? Il n’y a pas d’autre appellation, celui qui vole les usines, les récoltes et récemment le territoire. Avant ça, j’ai dit dans mon discours à l’Assemblée du peuple qu’il est un loubard politique, il adopte ce comportement politique à grande échelle, il ment à tous et extorque tous, il est hypocrite publiquement, nous n’inventons pas cette description. Il annonce lui-même ces véritables descriptions, moi, j’ai décrit. Quant à l’accord, comme je l’ai dit il y a un instant, nous croyons que l’entrée russe dans n’importe quel lieu nous servirons, car les principes sont les mêmes, ainsi que la bataille. L’entrée russe aura certainement des résultats positifs que nous avons commencés à constater une partie, au contraire, nous étions ravis de ce sommet, nous sommes ravis de la relation russo-turque en générale, contrairement à ce que certaines parties pensent que le Russe satisfait le Turc, peu-importe qu’il le fasse ou pas, c’est peu-importe s’il joue avec lui un jeu tactique. Ce qui compte c’est la stratégie, c’est pourquoi je dis : Non, il n’y a pas de lien entre mes déclarations et le sommet ».

Concernant l’entretien accordé par Geir Pedersen, émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, à un journal sur la situation à Idleb et ses propos sur la nécessité d’éviter une opération militaire globale, qui, selon lui, ne contribuera pas au règlement du problème et aura des graves répercussions humanitaires, le président al-Assad s’est interrogé : «Si Pedersen était susceptible de le résoudre sans opération militaire globale, ça sera bien, mais pourquoi il ne le règle pas s’il dispose d’une vision claire ? La question est très simple, il peut se rendre en Turquie et la convaincre de persuader les terroristes de séparer entre les civils et les hommes armés pour que le civil réside dans une zone et l’homme armé dans d’autre zone, le plus simple c’est le fait que s’il est en mesure de déterminer celui qui est un homme armé et celui qui n’en est pas. La lutte contre le terrorisme ne se fait pas par les propos ni par les conseils. Quant au retard, si nous attendions une résolution onusienne, et lorsque je dis une résolution onusienne c’est en fait une résolution américaine, française et britannique, nous ne libérerions aucune zone en Syrie depuis les premiers jours, ces pressions n’ont pas d’impact, une circonstance politique peut être prise en considération quelques fois, nous laissons une place à l’action politique pour qu’il n’y ait pas de justification, mais en cas de l’épuisement de toutes les opportunités, il est inéluctable de mener une action militaire pour sauver les civils. On ne peut pas sauver les civils en les laissant sous le contrôle des hommes armés. La logique occidentale dit que l’arrêt de l’opération militaire protège les civils, c’est une logique renversée d’une manière délibérée et malveillante. Tandis que la présence civile sous le contrôle du terroriste est pour elle une protection du civil. C’est le contraire, l’entrée militaire est une protection des civils, lorsque vous laissez ce civil sous le pouvoir du terroriste, vous servez le terroriste et contribuerez au meurtre du civil ».

Questionné sur le fait s’il attend une décision russe ou si les Russes peuvent retarder le début de l’opération, le président al-Assad a souligné : « Le mot pression n’est pas un mot précis, nous avec les Russes et les Iraniens, nous menons la même bataille militaire et la même bataille politique, nous discutons et nous voyons quelles sont les circonstances qui permettent l’opération. Nous sommes convenus à plusieurs reprises d’une manière tripartite d’une date précise de l’opération, mais cette opération a été reportée plusieurs fois, car il y a des développements militaires ou des développements politiques, c’est une discussion normale, il y a une chose que nous voyons relative à la scène locale, et il y a une chose que l’Iran voit relative à la scène régionale et une autre chose que le Russe voit relative à la scène internationale, d’ici vient la complémentarité et d’ici vient le dialogue. Cinq rencontres ont eu lieu récemment entre moi et de responsables russes et iraniens pendant moins d’un mois, c’est-à-dire moins d’une semaine entre la rencontre et l’autre, et entre une rencontre et une autre les données militaires et politiques changent. Ce dont nous nous sommes convenus dans la première rencontre, nous en changions une partie ou nous le modifions dans la deuxième, troisième et quatrième rencontre, la dernière rencontre était hier. Le changement rapide des données implique quelques fois de reporter les opérations, ça c’est d’un côté, et d’un autre côté, il y avait un contact entre nous et les civils dans ces zones, nous tentons d’assurer autant que possible de transférer les civils de ces zones à nos zones pour mettre fin à l’effusion de sang et s’il y avait un règlement politique, et nous avons réussi à cet égard dans certains cas, nous mettons fin à l’effusion de sang de soldats syriens, ce qui constitue également une priorité qu’il ne fait pas mettre au côté. Il y a beaucoup de données qu’il n’y a pas de temps pour mentionner actuellement et qui influent sur cette décision et le reportent, la question n’est point celle de pressions, le Russe est enthousiaste comme nous dans la lutte contre le terrorisme, sinon pourquoi il envoie ses avions ? mais la date est un processus de dialogue ».

A propos de l’annonce par le président Poutine de l’achèvement de grandes opérations en Syrie, le président al-Assad a fait savoir que « la Russie s’était tenue aux côtés de nous dans l’opération de la libération de Khan Cheikhoun et sa périphérie et que l’annonce du président Poutine de l’achèvement de grandes opérations ne signifie pas la fin de la lutte antiterroriste. Effectivement, les grandes batailles se sont quasiment terminées, car la majorité des zones se livrent volontairement ou il y aurait des opérations limitées, Il paraît que l’opération de Khan Cheikhoun sur la carte est grande, mais il y avait un effondrement des hommes armés, peut-être c’est ça ce qui est désigné par les grandes opérations. Mais leurs déclarations à l’égard du retour d’Idleb sous le contrôle de l’Etat syrien et la détermination à frapper le terrorisme n’ont pas changé ».

Quant à la manière du traitement avec les terroristes qui se trouvent à Idleb, le président al-Assad a affirmé que « si la Turquie n’acceptera pas l’accueil des terroristes, c’est un problème turc qui ne nous concerne pas, mais nous traitons avec eux des mêmes manières précédentes, évidement, certaines personnes peuvent demander : Il y avait des zones auxquelles les terroristes sont transférés, mais maintenant, il n’y a après Idleb aucune zone à laquelle les terroristes seront sortis, d’où ils sortirons ? s’ils ne sortirons vers la Turquie, ils seront devant deux choix : soit le retour à l’Etat et la régularisation de leur situation, soit la guerre. Pas d’autres choix ni pour nous ni pour eux, ce sont les deux choix uniques ».

A propos de la justesse des révélations sur des rencontres avec les Turcs, le président al-Assad a fait noter : « Toutes ces rencontres étaient sécuritaires, mais à de différents niveaux, certaines parmi elles, peut-être deux ou trois, ont eu lieu à Kassab à l’intérieur de la frontière syrienne à proximité de la frontière conjointe, une ou plus se sont déroulées en Russie, je ne me souviens pas précisément, car elles se sont tenues durant les deux dernières années, mais il n’y a aucun résultat réel, nous prévoyions au moins de parvenir à un règlement sur le retrait stipulé à Astana pour une distance de 15 km à l’ouest et au nord de la zone de désescalade à Idleb, mais aucun résultat n’a été réalisé ».

Le président al-Assad a ajouté qu’il y avait des rencontres tripartites par une médiation russe, disant : « Nous avons insisté sur la présence russe, car nous n’avons pas confiance en le Turc ».

A la question de savoir s’il est disposé à s’asseoir avec le Turc, actuellement après l’agression et après l’accord, le président al-Assad a affirmé : « Si vous me demandez, qu’est-ce que je me sens si j’étais obligé personnellement de serrer la main ou de rencontrer une personne du groupe d’Erdogan, de celle pareille de lui ou de celle qui représente sa ligne, je ne serai pas honoré de cette rencontre et je sentirais que c’est dégradant, mais il faut mettre les sentiments aux côtés lorsqu’il y aura un intérêt national, s’il y aura une rencontre qui réalisera des résultats, tout ce qui verse dans l’intérêt de la patrie, il faut le faire. Je ne prévois la réalisation des résultats en cas de la tenue d’une rencontre qu’après le changement des circonstances pour le Turc, parce que le Turc erdoganiste est une personnalité opportuniste, un système opportuniste et une idéologie opportuniste, elle réalisera des résultats selon le changement des circonstances, lorsqu’il est en pression, selon les circonstances intérieures et extérieures et peut-être selon son échec en Syrie, en ce moment-là elle réalisera des résultats ».

A propos de la rencontre avec le Turc en sachant qu’il est un occupant comme l’Israélien, le président al-Assad a expliqué : « C’est vrai, ceci a été avancé au début de nos rencontres avec eux, comment les rencontrons-nous alors qu’ils occupent Efrine et d’autres zones, et même s’il n’était pas occupant, il soutient le terrorisme, c’est-à-dire il est un ennemi dans la logique patriotique. C’est vrai, mais la différence entre lui et Israël, c’est qu’Israël est un Etat que nous ne reconnaissons pas la légalité de son existence, nous ne reconnaissons pas l’existence du peuple israélien, le peuple israélien n’existe qu’il y a quelques siècles avant J-C, mais maintenant, ils ont au diaspora, ils sont venus et ont occupé le territoire et ils font sortir le peuple. Alors que le peuple turc, non, il est un peuple qui existe, il est un peuple voisin avec qui nous avons une histoire conjointe sans prendre en compte le fait que si cette histoire est mauvaise, bonne ou diversifiée. Peu importe, la Turquie est un pays qui existe, elle est un pays voisin et le désaccord sur la question de Liwa Iskenderun est différente de l’arrivée d’un peuple sans territoire pour s’asseoir à la place d’un territoire et d’un peuple, nous ne faisons pas la comparaison, même Israël, lorsque nous avions négocié avec lui dans les années 90, nous ne l’avons pas accordé une reconnaissance. Nous négocions pour parvenir à la paix, si la paix est réalisée et les droits sont récupérés, la reconnaissance a lieu. La comparaison est incorrecte, la Turquie existe toujours, et le peuple turc doit rester un peuple frère, Erdogan pariaient au début sur le fait de rassembler tout le peuple turc derrière lui pour provoquer une hostilité avec le peuple syrien et pour qu’il soit libre dans le comportement. Nous devons être vigilants et ne pas voir de la même manière et j’affirme une fois de plus que certaines parties, non pas uniquement les forces politiques, à l’interne des institutions sécuritaires et militaires turques, sont contre Erdogan. C’est la raison qui nous a poussé d’un côté et d’un autre côté, la chose qu’on a discuté avec les amis russe et iranien, le sujet a été avancé par plusieurs parties amies, c’est que bien que nous vous défendions, mais en fin du compte, vous êtes les propriétaires de la question, et c’est vrai, le territoire m’appartient et la question est la mienne, pourquoi alors ne pas l’avancer directement avec eux et faire mon devoir, bien que je ne prévoie pas de résultats, mais peut-être dans un jour, il y aura des résultats même avec le changement des circonstances à intérieur de la Turquie et dans le monde, et comme je l’ai dit, en Syrie ».

A la question de savoir quelle-est-elle son explication des critiques lancées par l’autre partie sur le comité chargé de débattre la constitution, le président al-Assad a répondu : « Ils croyaient tout simplement que nous refuserons la formation du comité et peut-être ils ont été choqués lorsqu’on a pu le former, car ils mettaient des obstacles en imputant la responsabilité à la partie gouvernementale syrienne, avec lesquels nous avons traité d’une manière politique définie en présentant certaines choses, mais sans faire de concessions ».

« Nous admettons n’importe quel résultat des réunions des comités qui sera compatible avec l’intérêt national, même s’il est une nouvelle constitution et nous rejetterons n’importe quel amendement, même s’il est un seul article, qui se contredit avec l’intérêt de la patrie », a-t-il fait noter.

Questionné sur le sujet de la lutte anticorruption, le président al-Assad a indiqué que la priorité est actuellement accordée à la lutte anticorruption à cause des circonstances économiques dont on fait l’objet, concluant : « Nous avons commencé à demander des comptes dans l’institution militaire et il y a de hauts officiers qui ont été emprisonnés ».

A.Ch.

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