Sabbagh : Les allégations sur l’usage d’armes chimiques à Douma déforment les faits

La Haye-SANA / L’ambassadeur permanent de la Syrie à l’OIAC, Bassam Sabbagh, a affirmé que le rapport de l’Organisation sur les allégations de l’usage d’armes chimiques à Douma inclut une incitation contre la Syrie, manque de crédibilité et d’objectivité et déforme les faits, faisant savoir que ces allégations avaient été lancées en raison des victoires de l’armée arabe syrienne sur le terrorisme.

Dans une conférence de presse qu’il a tenue aujourd’hui à La Haye conjointement avec la mission russe à l’OIAC, l’ambassadeur Sabbagh a fait noter que les allégations sur l’usage d’armes chimiques en Syrie avaient été lancées après le succès par la Syrie dans l’élimination des armes chimiques du programme d’armes chimiques et après les victoires réalisées par l’armée arabe syrienne sur les réseaux terroristes et la reprise du contrôle de grandes superficies des territoires syriens.

« La Syrie a favorablement répondu à l’initiative du directeur général de l’OIAC pour créer une mission d’établissement des faits pour obtenir des informations sur ces allégations et confirmer si les armes chimiques ou les agents chimiques toxiques avaient été utilisés ou pas », a-t-il dit.

Sabbagh a indiqué qu’après la publication du premier rapport de la mission, la Syrie avait à plusieurs reprises exprimé sa vive inquiétude des manières de l’action de l’équipe de la mission et avait œuvré pour travailler avec le Secrétariat technique en vue de corriger ces lacunes, précisant qu’il y avait beaucoup de points d’interrogation sur la compatibilité de l’action de la mission avec les dispositions de la CIAC, en particulier la question de la visite des sites, la collecte des échantillons, la tenue des rencontres avec les témoins et la coopération avec l’Etat concerné, mais toutes ces questions n’avaient été respectées par l’équipe de la mission.

Sabbagh a assuré que le rapport définitif de la mission d’établissement des faits sur l’incident présumé à Douma avaient suscité de grandes craintes chez de nombreux pays et entre les Centres de recherches internationaux et les experts indépendants concernant les côtés techniques, professionnels et juridiques, lesquels avaient tellement influé sur la crédibilité de ce rapport qui inclut une déformation grave des faits sur le terrain et beaucoup de contradictions et d’absence de crédibilité de certains témoins et de preuves matérielles.

Sabbagh a fait allusion aux choix sélectif des témoins, puisque 7 de 15 témoins avaient été apparus dans les séquences vidéos sur l’incident à l’intérieur de la Syrie, tandis que 26 témoins avaient été rencontrés hors de la Syrie et que leurs liens avec l’incident n’avaient pas été identifiés.

Sabbagh a précisé que la politisation était claire dans le rapport par le biais de l’évocation de certaines allusions indirectes contre le gouvernement syrien et de l’ignorance complète du rôle de l’Organisation des « Casques blancs », agent du réseau terroriste du Front Nosra, et des autres réseaux terroristes, dans l’exécution des agendas des pays qui étaient derrières la guerre terroriste contre la Syrie, notamment l’usage de l’incident présumé à Douma comme prétexte pour que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France déclenchent une agression contre la Syrie le 14 avril 2018 dans une transgression claire du droit international et de la Charte de l’ONU.

« L’impartialité et l’objectivité étaient complètement absentes dans le rapport qui a exclu la possession par les groupes terroristes des agents toxiques », a-t-il martelé.

Sabbagh a ajouté que les deux missions de la Syrie et de la Russie à l’OIAC avaient demandé au Secrétariat technique de l’Organisation de faire un briefing général sur ce rapport avec tous les membres de l’équipe de la mission d’établissement des faits qui avaient enquêté à Douma, mais certains pays avaient entravé ce débat.

Et Sabbagh de poursuivre : « La Syrie appelle le Secrétariat technique à l’OIAC à revoir ses positions et à réévaluer ses enquêtes afin de clarifier la réalité de l’incident ».

De son côté, l’ambassadeur de la Russie à l’OIAC, Alexandre Choulguine, a affirmé que l’OIAC s’était appuyé dans son rapport concernant l’usage présumé d’armes chimiques à Douma sur des informations données par des terroristes et qu’il inclut beaucoup de contradictions.

Choulguine a dit : « Nous avons demandé à l’OIAC de tenir une conférence de presse pour obtenir des réponses sur nos questions, mais notre demande a été refusée », assurant qu’une opération de provocation avait eu lieu dans la ville de Douma dans la banlieue de Damas.

A.Ch.

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