Damas (SANA) La première Conférence syrienne sur les sciences biomédicales s’est ouverte ce dimanche sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en partenariat avec le Centre de recherche en biothérapies de l’Université de Damas et la Fondation des technocrates syriens.
Cette conférence, qui se déroule sur trois jours sous le thème « Développer les sciences biomédicales par la recherche, l’innovation et la collaboration », vise à enrichir les connaissances, à soutenir la recherche scientifique et à ouvrir de nouvelles perspectives en matière de coopération et d’innovation.
Cinq grands axes sont au programme : la cancérologie, l’immunologie, la biologie moléculaire, la bioinformatique et la biostatistique.
Des conférences spécialisées ainsi que des ateliers théoriques et pratiques sont également prévus.
Des équipes de recherche multidisciplinaires
Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marwan Al-Halabi, a souligné que la vision du ministère repose sur la constitution d’équipes de recherche multidisciplinaires réunissant expertises, connaissances et technologies.
Il a fait noter que cette conférence marque le début d’un processus visant à mettre en place des réseaux nationaux de recherche, à développer des projets conjoints, à créer des laboratoires plus modernes et à orienter davantage la recherche vers les besoins des patients et de la société.
« Une société qui investit dans la recherche investit dans sa souveraineté, sa santé, son économie et son avenir », a-t-il assuré.
Plus de 500 recherches scientifiques par an
Le président de l’Université de Damas, Dr Mustafa Saem al-Dahr, a indiqué que la mise à disposition de laboratoires modernes, le développement des infrastructures de recherche et la création de centres scentifiques spécialisés de pointe constituent les principaux piliers de la stratégie adoptée par l’université.
Des ateliers de formation dans les laboratoires
Dans déclaration à SANA la directrice du Centre de recherche en biothérapies de l’Université de Damas, Dr Ghaliya Abu Chamat, a indiqué que la conférence se distingue par la participation de chercheurs syriens résidents à l’étranger, notamment au Japon, au Luxembourg, en France, en Allemagne et en Angleterre, ainsi que de chercheurs syriens issus des universités de Damas, d’Alep et d’Idleb, de la Commission syrienne de l’énergie atomique et de l’Institut de biotechnologie.
Elle a souligné que l’importance de cette conférence réside notamment dans la diversité des ateliers de recherche et de formation proposés, aussi bien théoriques que pratiques.
lier les expertises syriennes
De son côté, le président du conseil d’administration de la fondation « Technocrates syriens », Dr Mohannad Al-Malek, a souligné l’importance d’ancrer les recherches et les études dans les exigences de la conjoncture actuelle et dans les problématiques réelles auxquelles la Syrie est confrontée.
Il a précisé que la fondation œuvre à mettre en réseau les compétences syriennes présentes à travers le monde avec les chercheurs, les universités, les centres de recherche et les institutions en Syrie, afin de transformer ces expertises en collaborations scientifiques, en transferts de connaissances et en projets contribuant au développement de la recherche et de l’innovation dans le pays.
rkh/ L.a.