Damas, (SANA) Le Haut‑Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Salih, s’est réuni hier avec le comité directeur chargé de la mise en œuvre de la stratégie de la vision « Syrie sans camps », afin d’examiner les mécanismes de coordination conjointe et les perspectives de coopération entre les deux parties.
La réunion, tenue à Damas, s’est concentrée sur la vision « Syrie sans camps » en tant que l’un des piliers essentiels pour le relèvement, et comme cadre reliant le retour volontaire, sûr, digne et durable, à la réhabilitation des zones de retour et de leurs services essentiels.
Au cours de la réunion, la vision et le mécanisme de travail proposé pour sa mise en œuvre ont été présentés, y compris l’identification des zones prioritaires et de leurs besoins essentiels, ainsi que l’importance de passer d’une réponse fondée sur la gestion des camps à une approche intégrée investissant dans les communautés et les zones de retour, et levant les obstacles entravant un retour durable.

Intégration entre la Syrie et les organisations onusiennes
Il a été souligné l’importance de l’intégration entre le gouvernement syrien et les agences et organisations des Nations Unies, ainsi que le secteur privé, et la nécessité d’aligner précisément les plans et programmes onusiens sur les priorités nationales de relèvement, au premier rang desquelles figure la vision « Syrie sans camps ».
La réhabilitation des infrastructures et des services essentiels dans les zones de retour a constitué un axe principal de la discussion, étant une condition fondamentale pour créer un environnement propice au retour. Cela inclut, selon les besoins de chaque zone, la réhabilitation des hôpitaux, centres de santé, écoles, réseaux d’eau et d’assainissement, boulangeries, services municipaux, routes, transports,

et autres installations permettant aux familles de retrouver leur vie et leur stabilité au sein de leurs communautés.
Renforcer les conditions du retour volontaire et suivre les engagements onusiens envers les déplacés
Les deux parties ont aussi insisté sur le fait que la vision « Syrie sans camps » ne signifie ni la fermeture des camps ni l’incitation au retour avant que ses conditions ne soient réunies.
Elle repose essentiellement sur le soutien au retour volontaire, sûr, digne et durable des déplacés, en traitant les obstacles qui empêchent ce retour et en investissant dans les services, les infrastructures et les opportunités de stabilité.
Ainsi, la réussite de la vision se mesure à la capacité des déplacés à revenir et à s’installer durablement, et non à leur simple départ des camps.
En juin dernier, le ministre des Situations d’urgence et de la Gestion des catastrophes, Raed al‑Saleh, avait discuté avec Saleh, à Genève en Suisse, de la vision du gouvernement syrien concernant l’initiative « Syrie sans camps » et des efforts visant à créer les conditions nécessaires pour un retour sûr, volontaire et digne des déplacés et réfugiés syriens.
Le 12 juillet dernier, le comité directeur s’était également entretenu avec la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, Paula Gaviria Betancur, au sujet de l’état d’avancement de la vision « Syrie sans camps » et des défis liés au dossier du retour volontaire.



r.s/l.a