Damas, (SANA) La question environnementale en Syrie a connu un intérêt croissant tout au long de l’année 2026, marqué par une évolution vers une planification scientifique, le développement de partenariats internationaux et une participation active aux grandes rencontres consacrées à l’environnement.
Le président al-Charaa affirme l’importance de préserver la Terre
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin 2026, le président Ahmad al-Charaa a adressé un message soulignant l’importance de préserver la Terre et de prendre soin des bienfaits accordés par Dieu.
Dans un tweet sur la plateforme « X », il a indiqué que les incendies, les crues et les inondations ayant frappé la Syrie ont démontré l’importance de la solidarité et de la coopération entre les citoyens pour protéger leur environnement et leurs ressources naturelles.
le président al-Charaa a souligné la nécessité de poursuivre ensemble la reconstruction d’une « Syrie verte » et d’un avenir sain, susceptible de répondre aux aspirations des générations futures tout en contribuant à l’action climatique mondiale en faveur de la protection de la santé et de la vie.
Premier projet national financé par le Fonds vert pour le climat
La Syrie a adopté son premier projet national financé par le Fonds vert pour le climat, d’un montant de 27,7 millions de dollars, destiné à renforcer la résilience face aux risques de pénurie d’eau dans les régions les plus touchées par le changement climatique.
Le ministère de l’Administration locale et de l’Environnement a précisé que ce projet constitue la première contribution du Fonds en faveur de la Syrie et ouvre une nouvelle phase de coopération internationale dans le domaine de l’action climatique. Il vise notamment à améliorer la gestion des ressources en eau, protéger l’agriculture et renforcer les capacités des institutions à s’adapter aux crises climatiques.
Élaboration du Rapport sur l’état de l’environnement
Le ministère a également élaboré le Rapport sur l’état de l’environnement pour la période 2022-2025, présenté comme un outil scientifique permettant d’évaluer la situation environnementale et de définir les priorités selon une méthodologie fondée sur l’analyse des pressions, des impacts et des réponses.
Cette initiative vise à renforcer la gouvernance environnementale et à promouvoir l’utilisation des données et des indices dans le processus de prise de décision.
Une participation active aux réunions internationales
Sur le plan international, la Syrie a pris part aux réunions du Protocole de Montréal, organisées à Bangkok, consacrées aux questions de financement, à la mise en œuvre de l’Amendement de Kigali et au renforcement des capacités des pays en développement.
Lors de la séance du 14 juillet 2026, Anas al-Rahmoun, directeur des changements climatiques et de la sensibilisation environnementale au ministère de l’Administration locale et de l’Environnement, a déclaré devant les participants qu’il était essentiel de préserver l’efficacité des mécanismes du Protocole de Montréal.
Il a mis en garde contre le fait qu’un recours exclusif aux réunions virtuelles pourrait réduire l’efficacité du travail, en particulier pour les pays relevant de l’article 5 du Protocole.
Al-Rahmoun a ajouté que la Syrie souligne « l’importance de procéder à une évaluation approfondie des besoins visant à améliorer l’efficacité financière et à renforcer la durabilité, tout en préservant l’efficacité des mécanismes institutionnels du Protocole de Montréal, qui constituent l’un des principaux facteurs de son succès au cours des dernières décennies ».
André Chatta