Damas, SANA La Commission nationale pour la justice transitionnelle a affirmé que la voie de la justice transitionnelle repose sur la responsabilité individuelle et la redevabilité juridique, et non sur la vengeance, les représailles ou la justice privée. La Commission a souligné que les sanctions collectives contreviennent aux principes de justice et aux droits humains, et engendrent de nouveaux griefs au lieu de les apaiser.
La Commission a déclaré aujourd’hui, lundi, sur sa chaîne Telegram, que le droit des victimes et de leurs familles d’exiger la vérité, la justice et la reddition des comptes est un droit légitime qui ne saurait être ignoré ni restreint, en particulier après des décennies de graves violations commises en Syrie.
La Commission a expliqué que la justice transitionnelle repose sur le principe de non-impunité et sur la nécessité de traduire en justice les auteurs de crimes graves et de violations, conformément aux procédures légales, garantissant ainsi justice aux victimes et instaurant l’état de droit. Elle a affirmé que la recherche de la vérité, la reddition de comptes et les réparations sont des piliers fondamentaux pour construire une paix durable et prévenir de futures violations. Elle a réaffirmé son engagement continu dans ces domaines, ainsi que dans la préservation de la mémoire nationale, la réforme institutionnelle et la consolidation de la paix, conformément à son engagement à bâtir un État fondé sur l’égalité des citoyens, l’état de droit et le respect de la dignité de tous les Syriens.
« Les victimes ont le droit d’être en colère, et il est du devoir des institutions judiciaires de canaliser cette colère vers une reddition de comptes équitable, et non vers la vengeance ou une punition collective », a ajouté la commission.
Depuis le 8 décembre 2024, la Syrie poursuit le renforcement du processus de justice transitionnelle et le développement de son cadre institutionnel. Le 17 mai 2025, le président Ahmad al-Charaa a promulgué le décret N° 20 portant formation de la Commission nationale pour la justice transitionnelle.
La Commission s’emploie à faire éclater la vérité et à traduire en justice les responsables des graves violations commises par l’ancien régime. Elle souligne que la responsabilité ne se limitera pas aux auteurs directs, mais s’étendra à tous ceux qui ont ordonné, incité, participé à ou facilité ces crimes.
rb