Damas, (SANA) Abdul Hamid Sallat, directeur du département de l’information au ministère syrien de l’Énergie, a exposé les détails de la coordination entre la Syrie, la Turquie et l’Irak concernant les lâchers d’eau dans l’Euphrate, à la suite des fortes précipitations et de la montée des niveaux des barrages.
Interrogé sur la coordination avec l’Irak et la Turquie durant la hausse du débit entrant dans l’Euphrate, Sallat a indiqué à SANA ce vendredi que le ministère de l’Énergie — à travers l’Autorité générale du barrage de l’Euphrate et les services techniques compétents — avait reçu vendredi dernier une notification turque annonçant une augmentation des lâchers d’eau dans le fleuve, en raison des fortes pluies et de la montée des niveaux des barrages.
Sallat a précisé que le délai avait été extrêmement court, puisque les eaux avaient atteint le territoire syrien en moins de 24 heures après la notification, ce qui avait nécessité des mesures de réponse urgentes pour protéger les installations hydrauliques et les stations de pompage situées le long du fleuve.
Parallèlement, le ministère de l’Énergie, dès les premières heures, a informé la partie irakienne des mesures engagées et des volumes d’eau déversés par le déversoir du barrage de l’Euphrate. Selon Sallat, Bagdad avait été averti samedi de l’ouverture des vannes et du passage d’environ 1 000 m³/s, avec la précision que ces flux mettraient entre quatre et cinq jours pour atteindre le territoire irakien, afin de leur permettre de prendre les précautions nécessaires.
Sallat a ajouté qu’un nouvel avis avait été transmis mardi à l’Irak pour l’informer que les débits avaient été relevés à environ 1 800 m³/s, en raison de l’augmentation des apports hydriques et de la hausse du niveau du lac de l’Euphrate, accompagnés des données techniques nécessaires concernant cette hausse.
Il a également souligné que, ces derniers jours, la communication et la coordination technique avec la partie turque s’étaient poursuivies pour suivre l’évolution des apports hydriques. Ankara a informé Damas que les débits entrants commenceraient à diminuer à partir de dimanche soir, ce qui se traduirait progressivement par une réduction des volumes d’eau libérés par le barrage de l’Euphrate et une baisse des niveaux le long du cours du fleuve.
En conclusion, Sallat a affirmé que le ministère de l’Énergie et l’Autorité générale du barrage de l’Euphrate avaient géré cette situation dès le premier instant sur la base des données techniques disponibles, tant par la gestion des apports hydriques à l’intérieur de la Syrie que par la coordination continue avec l’Irak et la Turquie, de manière à protéger la population et les infrastructures vitales et à gérer cet épisode hydrologique exceptionnel avec le plus haut niveau de responsabilité.