Damas, (SANA) Le porte‑parole de l’équipe présidentielle chargée du suivi de l’accord du 29 janvier avec les FDS, Ahmad al‑Hilali, a affirmé que les personnes impliquées dans les agressions et dans l’arrachage du drapeau national lors des célébrations de Norouz à Afrin et Aïn al‑Arab, dans le gouvernorat d’Alep, ont été arrêtées.
Dans une déclaration relayée par la Direction de l’information de Hassaké, al‑Hilali a indiqué que, malgré l’ouverture de l’État sur la question kurde et l’intérêt porté par le président Ahmad al‑Charaa, certaines parties continuent d’alimenter l’incitation et les discours de haine, comme l’ont montré les événements d’Afrin et d’Aïn al‑Arab. Il a souligné que les forces de sécurité intérieure ont agi avec responsabilité pour contenir la situation et prévenir la discorde.
Il a ajouté que le commandant des FDS, Mazloum Abdi, s’est engagé à mettre fin aux arrestations à caractère politique ou révolutionnaire, et qu’aucun nouveau cas n’a été enregistré récemment, ce qui constitue un signe positif. Il a précisé que le général Ziad al-Ayesh, envoyé présidentiel chargé du suivi de l’accord, a affirmé que les droits de toutes les composantes sont garantis, y compris ceux des Kurdes en dehors du cadre des FDS.
Al‑Hilali a souligné que les dossiers des détenus et du retour des déplacés constituent une priorité, parallèlement aux efforts visant à clarifier le sort des disparus et à coordonner la reprise par l’État de la gestion des prisons. Il a indiqué que le retour des déplacés de Ras al‑Aïn aura lieu une fois les procédures nécessaires achevées.
Il a précisé que le décret n°13 vise à rendre les droits et lever les injustices, et qu’il a été accueilli favorablement, tandis que les travaux se poursuivent progressivement sur les dossiers liés aux droits et au développement de nouveaux projets dans la région de la Jazira.
Il a ajouté qu’avec l’achèvement du processus d’intégration, il n’y aura plus de structures parallèles telles que l’administration autonome ou les Asayish appelant les officiers et les membres kurdes à revenir et à contribuer à la construction de l’armée. Concernant les femmes, il a expliqué que l’armée syrienne ne compte pas d’unités féminines, mais qu’elles peuvent se porter volontaires dans la police féminine relevant du ministère de l’Intérieur, dans le cadre de l’appel de l’État à la participation de toutes les composantes à l’édification nationale.
Un groupe de personnes avait arraché le drapeau national lors des célébrations de Norouz à Aïn al‑Arab et Afrin, dans le gouvernorat d’Alep, provoquant des protestations populaires dans plusieurs régions en dénonciation de l’atteinte au symbole de l’unité et de la dignité du pays. La direction de la sécurité intérieure à Alep s’est engagée à prendre les mesures nécessaires à leur encontre conformément à la loi.
Le 16 janvier dernier, le président Ahmad al‑Charaa a promulgué le décret n°13 de l’année 2026, affirmant que les citoyens kurdes syriens constituent une partie essentielle et authentique du peuple syrien, et que leur identité culturelle et linguistique fait partie intégrante de l’identité nationale syrienne, multiple et unifiée. Le décret stipule également que le 21 mars sera une fête officielle à cette occasion.
AM.
