Damas, (SANA) L’atelier, qui a réuni des experts du gouvernorat de Damas et une délégation de l’Université de Venise en Italie, en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), s’est concentré sur les étapes pratiques et l’accord sur les paramètres généraux pour élaborer une vision future de la ville de Damas, en tenant compte de son histoire, de sa culture et de son patrimoine vivant.
Organisé ce mardi à l’hôtel Cham et se poursuivant sur deux jours, l’atelier aborde plusieurs axes : « Damas la plus damascène », la présentation de la première vision, le champ d’intervention et les matériaux requis, le calendrier de travail et la logistique, la formation de l’équipe, ainsi que l’implication de différentes institutions, dans le cadre du programme de développement urbain de la ville de Damas.
Les participants ont souligné l’importance de la région de la Ghouta en tant qu’espace vert à exploiter, ainsi que la nécessité de mettre l’accent sur les ressources en eau dans le processus de construction. Ils ont indiqué que le noyau de ce modèle architectural reposera sur la Ghouta qui entoure la ville. Celle-ci sera reliée par des corridors verts, permettant d’atteindre la zone la plus éloignée à pied en 25 minutes.
Élaboration d’une carte globale pour une véritable vision de la ville de Damas
Le gouverneur de Damas, Maher Marwan Idlibi, a affirmé lors de l’ouverture de l’atelier l’importance de la coopération entre expertises locales et internationales dans le domaine de la planification urbaine, afin d’élaborer une carte globale pour une véritable vision durable de la ville de Damas, digne de son histoire, de sa culture et de son patrimoine, et qui conjugue son passé prestigieux, son présent et son avenir prometteur.
Idlibi a déclaré : « La participation sera collective dans l’élaboration de cette carte civilisationnelle, ce qui renforcera la planification urbaine intégrée de la ville de Damas », ajoutant que la réalité impose parfois des défis, mais que l’on s’efforcera d’atteindre les meilleures solutions possibles. Il a salué les interventions des participants qui allient préservation de l’environnement et souci du développement durable, affirmant que cette réflexion constitue une étape importante vers un équilibre entre la sauvegarde du patrimoine et les besoins contemporains.
Comparaison entre Damas aujourd’hui et Damas demain
Le doyen de l’Université de Venise pour l’architecture et la planification urbaine, Pino Barchet, a présenté un ouvrage illustré montrant Damas dans son état actuel. Il a également exposé des projections de la ville conçues par intelligence artificielle, établissant une comparaison entre Damas aujourd’hui et Damas demain.
Il a indiqué que cette approche différente nous permet d’apprendre du passé et de construire l’avenir, en révélant un nouveau modèle urbain pour Damas, fondé sur son identité civilisationnelle et reposant sur de petites cellules, essentielles dans le processus de construction futur.
Pour sa part, Nihad Haj Saleh, membre de l’administration de l’Université de Venise, a souligné que nous sommes face à une opportunité historique pour réfléchir à la Syrie de demain, et à un nouveau départ ouvrant de larges perspectives, notamment dans la capitale Damas, considérée comme la plus ancienne capitale du monde. Il a précisé que les défis actuels exigent une planification minutieuse tenant compte des besoins et attentes futurs.
Haj Saleh a insisté sur l’importance de repenser la relation avec les ressources environnementales, de lutter contre le changement climatique et de relever des défis tels que la désertification, tout en garantissant la durabilité des ressources en eau.
Le gouvernorat de Damas avait signé, le 20 octobre dernier, des mémorandums de coopération stratégique dans le domaine de la planification urbaine durable avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Université de Venise en Italie.
R. Kh. / M.Ch.