Damas, (SANA) Le Réseau Syrien pour les Droits de l’Homme a confirmé, dans un rapport publié ce mercredi, le meurtre de six civils, dont un enfant et une femme, lors d’une campagne de perquisitions menée par les FDS le mois dernier dans les banlieues de Deir Ezzor et Raqqa.
Le rapport précise qu’une unité des FDS a mené, à l’aube du 21 décembre dernier, une vaste campagne de perquisitions et d’arrestations dans la banlieue est de Deir Ezzor, entraînant la mort de trois civils, dont un enfant, ainsi que l’arrestation arbitraire de six civils.
Le 23 décembre, une autre unité des FDS a pris d’assaut une maison dans la localité de Jadida Kaheit, dans la banlieue est de Raqqa, causant la mort de trois civils de la même famille.
Le Réseau a affirmé dans son rapport que les meurtres survenus dans ces incidents constituent des exécutions extrajudiciaires, menées par des procédures arbitraires, et représentent une violation grave du droit à la vie garanti par le droit international des droits de l’homme.
Le Réseau a réclamé aux FDS de mettre fin à ces pratiques, de révéler le sort de toutes les personnes arrêtées arbitrairement lors des dernières campagnes et de les libérer immédiatement.
Il a également appelé les Nations Unies et les mécanismes internationaux concernés à constater sérieusement ces violations, à exercer la pression nécessaire pour garantir la responsabilité et à empêcher la répétition des meurtres extrajudiciaires dans les régions du nord et de l’est de la Syrie.
Dans son rapport annuel, le Réseau a indiqué que les FDS avaient tué, au cours de l’année écoulée, 73 civils, dont 15 enfants, 14 femmes et 12 personnes sous la torture. Et au mois de décembre dernier, 10 civils, dont trois femmes, ont été tués.
Le directeur du Réseau, Fadel Abdel Ghani, a déclaré à SANA le 8 janvier en cours que plus de 90 % des victimes des FDS au cours de l’année passée se trouvaient dans le gouvernorat d’Alep, dont des femmes et des enfants. Il a souligné qu’une grande partie des arrestations et enlèvements avait également eu lieu à Alep, où environ 4 000 personnes demeurent portées disparues de manière forcée.
AM./ R.F.