Quneitra, (SANA) Une délégation des Nations unies, accompagnée du représentant permanent de la Syrie auprès de l’Organisation, Ibrahim Olabi, a visité aujourd’hui le gouvernorat de Quneitra pour discuter des incursions israéliennes et des violations commises contre les civils, ainsi que pour examiner la situation humanitaire dans la région.
La délégation a rencontré des responsables locaux ainsi qu’un groupe d’habitants et de civils affectés par les incursions israéliennes répétées et les violations continues visant la population locale. Elle a discuté avec eux de la situation sécuritaire et humanitaire, tandis que les habitants ont souligné la nécessité de prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux violations et aux incursions israéliennes et garantir leur sécurité et leur stabilité.
La délégation onusienne, présidée par le secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a affirmé qu’elle transmettrait ces demandes et plaintes aux Nations unies et les suivrait par les voies officielles, de manière à contribuer à la protection des civils et à la garantie de leurs droits fondamentaux.

Dans une déclaration à SANA, le représentant du gouverneur de Quneitra et responsable du regroupement occidental des habitants du Golan, Mohammad Al Nasser, a indiqué que les habitants avaient exposé lors de la rencontre avec la délégation leurs souffrances dues aux incursions et violations israéliennes répétées, notamment le bulldozage de terres agricoles et l’abattage d’arbres, ainsi que la poursuite de la détention de 45 personnes originaires du gouvernorat par les forces d’occupation, ce qui a eu des répercussions négatives sur la vie des civils et leurs moyens de subsistance.
La Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement sur le Golan syrien occupé, l’UNDOF, a annoncé hier le début du déploiement de patrouilles et de l’installation de points de contrôle nocturnes dans plusieurs villages et localités de la banlieue nord de Quneitra.
Israël poursuit ses agressions et ses violations de l’accord de désengagement de 1974 en s’infiltrant dans le sud syrien et en s’en prenant aux citoyens par des raids, des arrestations arbitraires, des déplacements forcés, la destruction de biens et le bulldozage de terres agricoles.
La Syrie continue de réclamer le retrait des forces d’occupation israéliennes de son territoire, affirmant que toutes les mesures prises par l’occupation dans le sud syrien sont nulles et non avenues et ne produisent aucun effet juridique conformément au droit international. Elle appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités, à dissuader les pratiques de l’occupation et à l’obliger à se retirer complètement du sud syrien et à revenir à l’accord de désengagement de 1974.




M.Ch.