Damas,(SANA) Le président de la Commission syrienne de l’énergie atomique, Mudhar al-Okla a affirmé que la participation de la Syrie à la 70e session de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) constituait une étape majeure dans la coopération technique avec l’Agence et dans l’élargissement du transfert des technologies nucléaires pacifiques vers les secteurs des services et du développement.
Dans une déclaration à SANA aujourd’hui, al-Okla a indiqué : « Nous avons signé avec l’Agence l’accord-cadre relatif au programme national (CPF 2026-2031), ce qui donne un nouvel élan à la coopération pour le transfert direct de technologies nucléaires vers les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie et de la sûreté radiologique ».
Projets de développement et de services
« La feuille de route signée avec l’AIEA contribuerait à traduire la levée de la mention de non-respect concernant la Syrie en projets de développement concrets, au service des citoyens et du redressement des secteurs de services », a-t-il expliqué.
Il a souligné que La signature par la Syrie du document-cadre établissant le réseau de réacteurs de recherche pour la région Asie-Pacifique, AsPaRRNet, lui permettra de bénéficier d’un cadre régional d’échange d’expertise et de développement des réacteurs de recherche, y compris le réacteur de recherche syrien MNSR.
La Syrie retrouve sa place
Al-Okla a dit que ces démarches illustrent le retour de la Syrie à sa place dans le domaine des sciences nucléaires pacifiques, désormais devenues une nécessité pour tous les pays.
Sept domaines de coopération technique
Le 16 septembre, la Commission syrienne de l’énergie atomique et l’AIEA ont signé au siège de l’Agence, à Vienne, l’accord-cadre du programme national (CPF) pour la période 2026-2031.
Cet accord constitue le cadre de référence principal pour la planification à moyen terme de la coopération technique et du développement entre la Syrie et l’AIEA. Il définit directement les domaines nationaux prioritaires vers lesquels seront orientées les ressources de coopération technique et les opérations de transfert de technologies nucléaires, afin de répondre aux objectifs de développement nationaux.
Pour les six prochaines années, l’accord couvre sept domaines essentiels : la sûreté nucléaire et radiologique, la santé et la nutrition, l’alimentation et l’agriculture, la planification énergétique, la gestion des connaissances nucléaires, les applications industrielles, ainsi que l’eau et l’environnement.
Un réseau régional de réacteurs de recherche
Hier, jeudi, la Syrie, représentée par sa Commission de l’énergie atomique, a participé à Vienne à la signature officielle du document-cadre établissant le réseau de réacteurs de recherche pour la région Asie-Pacifique (AsPaRRNet), soutenu par l’AIEA, aux côtés de représentants de douze pays.
Ce réseau constitue une plateforme régionale détenue par les États membres pour échanger les connaissances et l’expertise, renforcer les normes de sûreté et de sécurité des réacteurs de recherche, améliorer leur exploitation, développer les capacités et faire progresser les recherches scientifiques conjointes.
Il vise également à étendre l’utilisation des produits, services et applications des réacteurs de recherche, ainsi qu’à relever les défis communs en optimisant l’utilisation des installations et de l’expertise disponibles dans la région.
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