Washington, (SANA) La justice américaine a condamné le narcotrafiquant libano-syrien Antoine Qassis à 30 ans de prison, , pour son implication dans la fourniture d’un soutien matériel à une organisation terroriste et dans des opérations transfrontalières de blanchiment d’argent, et qui, selon ce qu’il a admis devant le tribunal, travaillait directement avec « Maher al-Assad », « frère du président déchu Bachar al-Assad », et d’autres hauts responsables militaires du régime déchu pour conclure l’accord.
Le tribunal a prononcé une double peine : 30 ans de prison pour des infractions liées au trafic de drogue en lien avec le terrorisme, ainsi que 20 ans pour avoir apporté un soutien matériel à l’organisation désignée comme terroriste, l’ELN (Armée de libération nationale) en Colombie JNS, les deux peines seront exécutées simultanément.
Trafic international de drogue et d’armes
D’après les éléments présentés au procès, Antoine Qassis, prétendant être un cousin de Bachar Al-Assad, aurait orchestré une transaction estimée à 14 millions de dollars portant sur l’acheminement de 500 kilogrammes de cocaïne fournis par l’ELN, en échange de la livraison d’armes de type militaire sophistiquées provenant des stocks du régime syrien déchu.
L’enquête a également révélé qu’il avait conspiré avec plusieurs individus et réseaux criminels en Colombie et au Mexique afin d’organiser le transport de stupéfiants et d’armes en dehors de la Syrie.
Selon le ministère américain de la Justice, Qassis a tenu des réunions avec des parties liées à des organisations classées aux États-Unis comme terroristes, a effectué des visites dans plusieurs pays, y compris le Kenya, et a signé des contrats commerciaux relatifs à l’expédition de conteneurs en provenance d’Amérique latine pour faire passer clandestinement des matériaux interdits.
Le régime déchu et un système de trafic transfrontalier
Selon les aveux, Qassis aurait travaillé directement avec « Maher al-Assad » ainsi qu’avec de hauts responsables militaires du régime déchu afin de conclure des accords de trafic d’armes et de stupéfiants. Il aurait également versé au régime déchu 10 000 dollars pour chaque kilogramme de cocaïne importé via le port de Lattaquié.
Enquêtes internationales approfondies
Selon le Rapport mondial sur les drogues 2025, publié le 26 juin 2025 par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le trafic de captagon avait généré des milliards de dollars de revenus pour le régime déchu au cours des années du conflit, après que les sanctions internationales et l’isolement économique aient conduit ce régime à dépendre de manière croissante de sources de financement illicites.
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