Damas, (SANA) Le ministre syrien des Transports, Ya’rub Badr, a discuté avec une délégation de la Banque islamique de développement, conduite par le directeur du bureau régional de Djeddah, Saleh Al‑Jlassi, des moyens de renforcer la coopération dans le développement du secteur des transports, la réhabilitation du réseau routier en Syrie et le soutien aux projets stratégiques contribuant à la relance économique et à l’amélioration de la connectivité interne et régionale.
Lors d’une réunion tenue ce mercredi au siège du ministère à Damas, les deux parties ont examiné les mécanismes permettant d’effectuer une évaluation complète du réseau routier central en Syrie, ainsi que la mise à jour des études de faisabilité économique de plusieurs projets routiers stratégiques.
Elles ont également discuté du développement de solutions numériques et de services logistiques liés au transport de marchandises, ainsi que des moyens d’assurer l’appui technique et financier nécessaire à leur mise en œuvre. La rencontre a aussi abordé les modalités de coopération avec les organisations internationales pour contribuer à la réhabilitation des infrastructures de transport et renforcer l’efficacité de ce secteur vital.
Axes de coopération entre le ministère et la Banque
Le ministre Badr a indiqué, dans une déclaration à la correspondante de SANA, que cette rencontre s’inscrit dans la continuité des consultations précédentes entre le ministère des Transports et la Banque islamique de développement, afin d’établir des bases opérationnelles pour coopérer sur plusieurs projets prioritaires.

Il a précisé que cette coopération repose sur trois axes principaux, dont le premier consiste à réaliser une évaluation complète du réseau routier central syrien — long d’environ 10 000 kilomètres — incluant l’état du revêtement, le niveau de service et la sécurité routière, en vue d’élaborer des plans de maintenance et de développement futurs.
Le ministre a ajouté que le deuxième axe porte sur la préparation et la mise à jour des études de faisabilité économique de nouveaux projets routiers stratégiques, notamment les axes nord–sud et est–ouest, tout en examinant la possibilité de les réaliser dans le cadre de partenariats public‑privé.
Il a également souligné que les discussions ont porté sur plusieurs projets prioritaires, dont la réhabilitation de la route Raqqa–Deir Ezzor–Al‑Boukamal, connue comme « route de l’Irak », en raison de son importance économique et régionale.
Elles ont aussi abordé l’étude de faisabilité de l’axe Damas–Deir Ezzor dans le nord‑est du pays, ainsi que le projet de transformer l’axe nord–sud en route à péage, afin de renforcer la position de la Syrie comme corridor international pour le commerce et le transport.
Le troisième axe, a‑t‑il précisé, concerne le développement d’une plateforme électronique destinée à organiser le transport de marchandises par camions à l’intérieur du pays, contribuant ainsi à améliorer l’efficacité des services logistiques et les performances du secteur des transports.
Le ministre des Transports a exprimé le souhait du ministère de poursuivre le dialogue technique avec la Banque durant les mois de juillet et août, en vue de présenter les projets proposés au Conseil d’administration de la Banque islamique de développement en septembre prochain. Il a également souligné l’importance de bénéficier des programmes de renforcement des capacités et de transfert d’expertise destinés au personnel du ministère et de l’Autorité publique des transports routiers.
Disponibilité à soutenir les efforts de relèvement
Pour sa part, Al‑Jlassi a affirmé la solidarité de la Banque islamique de développement avec le peuple syrien face aux dégâts causés par les récentes crues de l’Euphrate, et la disponibilité de la Banque à soutenir les efforts de relèvement, à financer des projets de protection contre les inondations et à en atténuer les effets à l’avenir, notamment par l’extension du réseau de barrages.
Al‑Jlassi a précisé que la Banque poursuit l’élaboration d’une étude complète sur l’état du réseau routier syrien et les niveaux de sécurité qui y sont observés, ainsi que la mise à jour des études de faisabilité de cinq projets routiers stratégiques totalisant environ 1 500 kilomètres.

Il a ajouté que les discussions ont également porté sur des projets liés aux axes est–ouest et nord–sud, ainsi que sur les mécanismes de coopération avec les organismes internationaux pour soutenir la réhabilitation du secteur des transports. Il a réaffirmé la volonté de la Banque islamique de développement de poursuivre sa collaboration avec les équipes techniques syriennes et d’examiner les données fournies, en vue de passer à la phase de discussion du financement et de l’estimation des coûts des futurs projets.
Il est à noter que le Groupe de la Banque islamique de développement (IsDB Group), fondé en 1973 et basé à Djeddah en Arabie saoudite, regroupe 57 États membres répartis sur quatre continents. Il œuvre au renforcement du développement économique et social dans les pays membres et les communautés musulmanes à travers le monde, conformément aux principes de financement et de développement compatibles avec la charia.




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