Londres, (SANA) La visite du président syrien Ahmad al-Charaa et la délégation ministérielle au Royaume‑Uni a marqué un tournant majeur dans la politique étrangère syrienne, après des années d’isolement liées aux politiques du régime déchu. Cette visite s’est concentrée sur la situation économique d’un pays sortant d’une guerre qui a ravagé ses infrastructures, affaibli ses services publics et aggravé les défis administratifs et économiques.
Dans ce contexte, le président du Conseil d’affaires syro‑britannique, Mounzer Nezha, a déclaré à l’agence SANA que le président a offert des garanties aux investisseurs et aux hommes d’affaires britanniques concernant la transition de la Syrie d’une économie socialiste vers une économie de marché ouverte à tous. La Syrie ne cherche pas des aides, mais des partenariats.
Évoquant les nouvelles lois et amendements sur l’économie syrienne, Nezha a souligné qu’il s’agit des « lois d’investissement les plus modernes et les plus solides au monde», estimant que ces lois encouragent les investisseurs à considérer la Syrie comme un véritable environnement riche en opportunités et doté de garanties attractives.
Nezha a également indiqué que les résultats de la visite du président al-Charaa se sont manifestées très rapidement : l’homme d’affaires syro‑britannique Wafiq Saïd s’est rendu à Damas dès le lendemain afin de lancer un projet de construction d’un grand hôtel international répondant aux standards les plus modernes. Selon lui, sa rencontre avec le président al‑Charaa l’a encouragé à se rendre en Syrie pour engager cet investissement d’envergure, aux niveaux économique et touristique.
Concernant les impressions des hommes d’affaires et des investisseurs syriens et britanniques ayant participé à la table ronde, Nezha a affirmé que beaucoup ont été surpris par le niveau avancé qu’adopte la Syrie en matière d’attraction des investissements.
Il a également relevé leur admiration pour la connaissance qu’avait le président des noms et des rôles des entreprises présentes, signe d’un intérêt sérieux pour la compréhension du contexte des investissements. Les investisseurs, notamment étrangers, ont manifesté un vif intérêt pour explorer l’état de l’économie du pays et les opportunités qu’il offre.
R.Fawaz