Idleb, (SANA) Un nouveau convoi de retour volontaire, comprenant 212 familles déplacées, a quitté aujourd’hui les camps du nord de la Syrie pour regagner leurs villages et localités dans les banlieues d’Idleb, de Hama, de Homs, d’Alep et de Hassaké.
Le convoi a été organisé en coopération entre le gouvernorat d’Idleb, la Direction des affaires sociales et du travail, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’organisation Muzun, le Croissant-Rouge arabe syrien et la Direction des urgences et de la gestion des catastrophes, dans le cadre des convois organisés au titre des efforts gouvernementaux visant à mettre fin au dossier du déplacement.
Poursuite des convois de retour
Le directeur du département nord de la Direction des affaires sociales et du travail dans le gouvernorat d’Idleb, Muhammad Bakir, a indiqué au correspondant de SANA que l’organisation de ces convois s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel n° 59 et de l’objectif « zéro tente » pour 2026, dans le cadre des efforts visant à mettre fin au déplacement.
« Certaines familles du convoi se dirigent vers les banlieues de Hama et de Homs, tandis que d’autres regagnent celles d’Idleb et de Hassaké », a-t-il dit, ajoutant que les inscriptions se poursuivent pour quatre autres convois prêts à partir la semaine prochaine, expliquant qu’environ 170 000 familles sont rentrées depuis le début de la libération.
Soutien aux familles de retour
Pour sa part, le responsable de la coordination et de la gestion du secteur des camps du HCR à Alep et Idleb, Munaf Hamam, a fait savoir que le Haut-Commissariat poursuit sa coordination avec les parties concernées pour organiser les convois de retour volontaire, réaffirmant son soutien aux personnes souhaitant regagner leurs régions d’origine.
Hamam a précisé que ce soutien comprend la mise à disposition de moyens de transport, la fourniture d’une aide humanitaire et alimentaire ainsi que la mise en relation des familles de retour avec les bureaux du HCR dans les autres gouvernorats, afin qu’elles puissent bénéficier des services et programmes disponibles, favoriser leur réinstallation dans leurs régions et alléger leurs difficultés.
La joie du retour
Plusieurs personnes de retour ont exprimé leur joie de regagner leurs régions après de longues années de déplacement forcé. Abdel Karim Hassan al-Aliwi, originaire du village de Qastoun (Hama), a fait noter que son retour mettait fin à des années de souffrance dans les camps, où il vivait depuis 2013 dans un contexte de manque de services.
De son côté, Fatima al-Mustafa (Hama), s’est réjouie de regagner sa localité après 14 années de déplacement, tandis que Talaat Harb (Homs), a exprimé sa joie de rentrer chez elle après avoir passé plus de 11 ans dans les camps.
a.h / ls