Raqqa, (SANA) Le personnel technique du gisement pétrolier de Thawra, dans le gouvernorat de Raqqa, poursuit les travaux d’entretien et d’un certain nombre de puits et d’installations pétrolières, dans le but de remettre progressivement le champ en service et d’améliorer la capacité de production dans les limites disponibles, qui s’élèvent actuellement à environ 2 500 barils.
Le directeur du département du gisement, l’ingénieur Mohammad Ali, a expliqué dans une déclaration à SANA que le champ pétrolier avait subi d’importants dégâts ces dernières années, du fait des actes de sabotage et de vol, qui ont affecté les puits, les installations pétrolières, les stations de pompage et les réservoirs.

Il a indiqué que les équipes techniques avaient repris les travaux à zéro pour remettre en état l’infrastructure et améliorer la production, expliquant que les processus de transport des appareils de forage et d’entretien des puits prennent beaucoup de temps, en raison du manque d’équipements techniques et de machines nécessaires.
Ali a souligné que le champ de Thawra est l’un des principaux champs de la région, expliquant qu’un nombre limité de puits de pétrole et de gaz sont encore en service actuellement, tandis que des ateliers techniques travaillent à la maintenance du reste des puits et à leur remise en service progressive dans la limite des capacités disponibles.
Il a expliqué que les travaux en cours comprennent l’équipement des réservoirs et des stations pétrolières et le transfert de la production des gisements pétroliers aléatoires vers des réservoirs, dans le but de réduire le gaspillage, de préserver les ressources pétrolières et d’améliorer les opérations de transport et de stockage.
Ali a souligné que le manque de ressources et d’équipements constitue l’un des principaux défis auxquels le travail est confronté, expliquant que les processus de transport des appareils de forage et d’entretien des puits prennent beaucoup de temps, en raison du manque d’équipements techniques et de machines nécessaires.
Pour sa part, le chef du département de production, l’ingénieur Mustafa Al-Taha, a expliqué que le gisement était quasiment à l’arrêt lorsqu’il en a pris la direction, suite au sabotage et au vol des installations de traitement et de préparation.
Il a précisé que la production actuelle, d’environ 2 500 barils de pétrole brut par jour, ne dépasse pas 10 % des niveaux de production antérieurs, en raison des dégâts subis par les stations de traitement et de la forte teneur en eau du pétrole extrait.
Ces travaux d’entretien et de remise en état s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés pour rétablir la capacité opérationnelle des champs pétroliers et améliorer la capacité de production du secteur pétrolier du gouvernorat de Raqqa, après que plusieurs champs et installations pétroliers ont été objets de sabotage par les autorités qui contrôlaient la région.
L.Arfi