Capitales, (SANA) Voir la vie avec optimisme pourrait être associé à un cœur en meilleure santé et à une vie plus longue. C’est ce que suggèrent plusieurs études scientifiques, qui relèvent des associations entre optimisme, santé cardiovasculaire et longévité, sans toutefois établir de lien direct de cause à effet.
Un lien avec la santé cardiaque
Une étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université Case Western Reserve, aux États-Unis, a mis en évidence un lien entre des niveaux élevés d’optimisme et un risque plus faible de maladies cardiovasculaires.
L’étude, publiée dans la revue scientifique « American Journal of Medicine », a montré que les personnes présentant des niveaux d’optimisme plus élevés étaient moins susceptibles de souffrir de maladies cardiovasculaires et de mourir, toutes causes confondues. Les chercheurs ont toutefois précisé que la nature des études sur lesquelles reposent ces résultats ne permet pas d’établir un lien direct de causalité.
L’optimisme est-il associé à la longévité ?
Dans une autre étude menée par des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health et d’autres institutions universitaires et médicales américaines, publiée dans le « Journal of the American Geriatrics Society », les chercheurs ont constaté qu’un niveau élevé d’optimisme était associé à une probabilité accrue d’atteindre l’âge de 90 ans ou plus, ainsi qu’à une plus grande longévité en général.
L’étude s’est appuyée sur les données d’environ 159 000 femmes ayant participé à la Women’s Health Initiative. Les chercheurs ont pris en compte plusieurs facteurs démographiques, sanitaires et comportementaux et ont également examiné dans quelle mesure les modes de vie pouvaient influer sur le lien entre optimisme et longévité.
Santé mentale et mode de vie
Dans un commentaire publié par la revue médicale américaine « JAMA Network Open », le psychiatre Jeff C. Huffman, de la faculté de médecine de Harvard et du Massachusetts General Hospital, a expliqué que les résultats des recherches indiquent que les états psychologiques positifs, dont l’optimisme, étaient associés à de meilleurs résultats en matière de santé
Huffman a souligné la nécessité de mener davantage d’études afin de déterminer s’il est possible de renforcer durablement ces états psychologiques et si cela pourrait avoir des effets sur l’activité physique, les indicateurs biologiques et la santé cardiaque. Il a également insisté sur l’importance de mener des études interventionnelles afin de mieux déterminer la nature de cette relation.
L’optimisme est également associé à plusieurs comportements susceptibles d’influer sur la santé. Les personnes les plus optimistes pourraient ainsi être davantage enclines à pratiquer une activité physique, à adopter une alimentation saine, à dormir suffisamment et à recourir à des stratégies plus efficaces pour gérer le stress psychologique.
Une relation qui nécessite davantage de recherches
Malgré les nombreuses études consacrées au lien entre l’état psychologique et la santé physique, la nature de cette relation nécessite encore davantage de recherches, notamment pour déterminer si l’amélioration du bien-être psychologique peut directement entraîner des changements positifs sur le plan de la santé.
Les résultats disponibles indiquent que l’optimisme pourrait constituer l’un des facteurs associés à une meilleure santé et à une plus grande longévité. Il s’inscrit toutefois dans un vaste ensemble de facteurs influant sur la santé humaine, tels que l’alimentation, l’activité physique, le sommeil et les habitudes quotidiennes. L’attention portée à la santé mentale fait ainsi partie d’une approche plus globale visant à préserver la qualité de vie.
a.h/mch