Moscou ,(SANA) Des expériences préliminaires menées par des scientistes russes ont indiqué qu’un composé naturel présent dans le raisin pourrait posséder des propriétés susceptibles de protéger les cellules nerveuses contre certaines formes de dommages associés à la maladie de Parkinson.
Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles recherches sur l’éventuelle utilisation de ce composé dans l’étude des maladies neurodégénératives.
Résultats prometteurs pour les tests en laboratoire et sur des animaux
Le site Internet de l’Institut de chimie bioorganique du Pacifique, relevant de la branche extrême-orientale de l’Académie des sciences de Russie, a rapporté, dans un article publié avant-hier, que des chercheurs de l’Institut et du Centre scientifique national de biologie marine de l’Extrême-Orient avaient étudié les effets d’un composé naturel présent dans une variété de raisin appelée « Alpha ». Les résultats de cette étude ont été publiés le 3 septembre dans la revue Antioxidants.
Les tests en laboratoire ont montré que ce composé, pourrait contribuer à réduire l’inflammation et le stress oxydatif, deux facteurs associés à la détérioration des cellules nerveuses.
Les chercheurs ont ensuite évalué les effets du composé sur des souris soumises à un modèle expérimental reproduisant certaines manifestations de la maladie de Parkinson.
Les animaux ayant reçu le composé ont présenté une amélioration de certaines fonctions motrices et de capacités liées à la mémoire, ainsi que des signes indiquant une diminution des lésions et de la mort des cellules nerveuses.
Des mécanismes possibles, mais pas nécessairement un remède
Selon les chercheurs, le composé pourrait agir sur plusieurs mécanismes impliqués dans la dégénérescence des cellules nerveuses, notamment le stress oxydatif et les processus inflammatoires.
Il a également montré une capacité à renforcer les mécanismes de défense antioxydante des cellules.
Cette approche vise à étudier la possibilité de limiter les processus responsables de la détérioration des cellules nerveuses, plutôt que de se concentrer uniquement sur l’atténuation des symptômes associés à la maladie de Parkinson.
Les chercheurs ont toutefois souligné que ces résultats ne signifient pas que le composé constitue un traitement contre la maladie de Parkinson. Ils en sont encore au stade préclinique et son efficacité comme sa sécurité chez l’être humain n’ont pas été établies.
La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique qui touche progressivement le système nerveux, notamment les régions responsables du contrôle des mouvements.
Rkh / L.a.