Washington, (SANA) Une étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université Stanford, aux États-Unis, a montré que les changements affectant certaines cellules immunitaires avec l’âge pourraient contribuer à accélérer le vieillissement et le déclin des fonctions de plusieurs organes. Elle indique que le ciblage d’un récepteur immunitaire appelé « EP2 » pourrait contribuer à réduire l’inflammation et à préserver les fonctions des organes.
Le site scientifique « ScienceDaily » a indiqué, dans un article publié aujourd’hui jeudi, qu’avec l’âge, les macrophages résidant dans les tissus perdent une partie de leur capacité à éliminer les neutrophiles vieillissants, ce qui entraîne l’accumulation de ces cellules et favorise l’inflammation chronique.
Les chercheurs ont constaté qu’une activité accrue du récepteur « EP2 » réduit la capacité des macrophages à éliminer les neutrophiles, ce qui pourrait entraîner un cercle d’inflammation contribuant au déclin des fonctions des organes lié à l’âge.
Les expériences ont montré que l’inhibition du récepteur « EP2 » a aidé les macrophages à retrouver leur capacité à éliminer les neutrophiles vieillissants. Cela s’est accompagné d’une diminution des niveaux d’inflammation et d’une amélioration des indicateurs liés à la force, à la mémoire et aux fonctions vitales de plusieurs organes, notamment le cerveau, le cœur, le foie, les reins et les muscles.
Les chercheurs ont également analysé des données cellulaires provenant de foies humains couvrant différents âges et états de santé. Ils ont constaté que l’avancée en âge était associée à une accumulation plus importante de neutrophiles vieillissants, à une diminution de l’activité des macrophages et à une augmentation de l’activité du récepteur « EP2 ». Ces changements étaient plus marqués dans les tissus atteints de maladies.
Ils estiment que le ciblage sélectif du récepteur « EP2 » pourrait constituer une approche thérapeutique potentielle pour réduire l’inflammation chronique liée au vieillissement et préserver les fonctions des organes. Toutefois, la transposition de ces résultats en un traitement destiné à l’être humain nécessite des études supplémentaires afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de cette approche.
L’étude met en lumière le rôle joué par les changements dans le fonctionnement du système immunitaire avec l’âge et ouvre la voie à de nouvelles recherches sur des mécanismes susceptibles de réduire l’inflammation chronique liée au vieillissement et de préserver la santé des tissus et des organes.
mch