Londres, (SANA) Une étude scientifique récente a montré qu’un médicament utilisé pour traiter l’ostéoporose pourrait contribuer à réduire les lésions des disques intervertébraux ainsi que l’accumulation de minéraux dans la colonne vertébrale, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles approches thérapeutiques contre les douleurs dorsales liées à la dégénérescence discale.
Selon le site Science Daily, des chercheurs des universités d’Édimbourg et de Bristol sont parvenus à ces conclusions après avoir étudié des poissons-zèbres porteurs d’une mutation génétique affectant le collagène.
Ils ont observé chez ces animaux des altérations reproduisant certaines caractéristiques de la dégénérescence discale chez l’être humain, notamment une accumulation anormale de minéraux et la fusion de certaines vertèbres.
L’étude a révélé que cette mutation génétique endommage, dès les premiers stades, les tissus de soutien situés entre les vertèbres, avant même que l’accumulation de minéraux ne débute. Cette détérioration entraîne un raidissement des tissus et réduit la souplesse de la colonne vertébrale.
Les chercheurs ont ensuite évalué les effets d’un bisphosphonate, un médicament couramment utilisé dans le traitement de l’ostéoporose. Ils ont constaté qu’il réduisait l’accumulation de minéraux ainsi que les anomalies de la colonne vertébrale. Par ailleurs, des modifications du régime alimentaire et du métabolisme des lipides ont également produit des effets similaires en limitant la fusion des vertèbres.
Publiés dans la revue Biology Communications, ces résultats suggèrent que la régulation des taux de phosphate et des voies du métabolisme lipidique pourrait constituer une piste prometteuse pour le développement de futurs traitements contre la dégénérescence discale. À ce jour, aucun médicament ne permet de stopper la progression de cette maladie, et les cas les plus avancés nécessitent parfois une intervention chirurgicale.
Ces travaux permettent de mieux comprendre les mécanismes responsables du raidissement de la colonne vertébrale. Toutefois, des études complémentaires seront nécessaires afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de ces approches thérapeutiques chez l’être humain.
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