Beyrouth (SANA) Le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé l’engagement du Liban à mettre en œuvre l’accord-cadre signé à Washington avec Israël, expliquant que le succès de cet accord dépend d’un retrait complet des forces israéliennes du Sud-Liban, simultané au déploiement de l’armée libanaise, et d’un arrêt total des attaques israéliennes qui continuent de cibler le Sud-Liban.
Dans une interview accordée à l’agence Anadolu et publiée mercredi, Aoun a déclaré : «Nous appelons la Turquie à soutenir ce processus sur les plans politique et diplomatique, de manière à renforcer ses chances de succès, à éviter qu’il ne se transforme en un accord dont l’application resterait incomplète, et à contribuer aux efforts du Liban pour le retrait israélien ainsi qu’à renforcer les efforts internationaux destinés à empêcher tout vide sécuritaire dans le Sud, conformément à notre volonté de préserver la stabilité dans cette région sensible».
Le président libanais a déclaré que « le Liban et la Turquie ont le potentiel d’atteindre des niveaux avancés de coopération conjointe », soulignant l’aspiration de son pays à renforcer sa coopération avec la Turquie pour soutenir les institutions de l’État libanais, en particulier l’armée, et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération sur les questions de stabilité frontalière et de lutte contre le transfert illégal d’armes.
Concernant la possibilité d’une participation de la Turquie à une force internationale susceptible de remplacer la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) dans le sud du pays, Aoun a déclaré : « Ce dossier est toujours en discussion et plusieurs propositions sont à l’étude, dont une qui évoque une force européenne dirigée par la France et l’Italie, et une autre qui propose une participation turque avec le soutien de l’OTAN, en plus d’autres propositions incluant des pays arabes et islamiques ».
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