Capitales ,(SANA) La guerre américano-israélienne entre dans une phase où la pression économique s’accentue. Washington s’apprête à annoncer de nouvelles mesures pour resserrer son étau autour de Téhéran et de ses réseaux commerciaux et financiers. Parallèlement, le blocus naval se poursuit et les sanctions contre les secteurs pétrolier, maritime et financier se durcissent, tandis que l’Iran cherche une issue face à l’escalade des difficultés économiques et sociales.
Des sanctions plus sévères
Selon Reuters, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bisnett, devrait annoncer lundi, lors d’une conférence de presse, les détails de nouvelles mesures « sans précédent » contre l’Iran.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une campagne américaine visant à accroître la pression économique sur Téhéran et sur les pays et entreprises qui lui offrent des accès commerciaux et financiers.
La Chine en première ligne
Le pétrole iranien constitue l’un des principaux leviers de pression, Téhéran dépendant du marché chinois pour absorber la majeure partie de ses exportations pétrolières.
Selon les données de la société Kpler pour 2025, la Chine représente plus de 80 % des exportations de pétrole iranien transportées par voie maritime, faisant ainsi des raffineries chinoises indépendantes, connues sous le nom de « raffineries de théières » (teapots), des cibles potentielles des nouvelles mesures américaines.
Le pétrole iranien représente un point de tension majeur, Téhéran dépendant du marché chinois pour absorber la majeure partie de ses exportations.
Selon les données de Kpler pour 2025, la Chine représente plus de 80 % des exportations de pétrole iranien par voie maritime, faisant des raffineries chinoises indépendantes, surnommées «« raffineries théières», une cible potentielle pour de nouvelles mesures américaines.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a reconnu l’aggravation des difficultés économiques et sociales, alors que l’inflation annuelle a atteint 66 % en juillet et que l’inflation alimentaire s’est élevée à 128 %, tandis que le dollar s’approchait des 200 000 tomans sur le marché libre.
Dans une tentative d’ouvrir une voie et de trouver une issue, Pezeshkian, s’est accroché au mémorandum d’entente avec Washington comme étant la meilleure solution pour sortir de la situation de « ni guerre ni paix », malgré l’expiration du délai de soixante jours fixé par le mémorandum sans règlement, notamment en ce qui concerne le détroit d’Ormuz.
Menaces liées au détroit d’Ormuz
En réponse, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a menacé les pays participant à la campagne de pression américaine, les qualifiant d’« ennemis » et laissant entendre qu’il bloquerait les livraisons de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz à ces pays.
Initiative pakistanaise
Parallèlement aux volets économique et militaire, le Pakistan reprend ses efforts de médiation.
L’Associated Press rapporte que la visite du chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le Maréchal Asim Munir à Téhéran demain, lundi, s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Pakistan pour réduire les tensions entre les États-Unis et l’Iran et inciter les deux parties à reprendre les négociations, après une série d’initiatives de médiation menées par Islamabad ces derniers mois.
w.h. / L.a.