Capitales, (SANA) Les efforts se poursuivent pour rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, alors que Washington et Mascate évoquent des progrès dans leurs discussions avec l’Iran. Des arrangements sont envisagés pour permettre la reprise du trafic de fret et de pétrole dans ce passage stratégique.
La réouverture du détroit demeure conditionnée par la position de Téhéran, qui insiste pour l’associer à l’acceptation de ses conditions et à la mise en place de dispositions particulières pour le trafic maritime.
Certains y voient une tentative iranienne de faire pression sur la navigation, alors que les incidents visant la navigation commerciale se poursuivent.
Reuters a rapporté, citant un responsable américain, que des progrès avaient été réalisés dans les pourparlers entre Oman et l’Iran, tandis que le ministère omanais des Affaires étrangères a affirmé que les discussions se déroulent dans une atmosphère positive.
Les conditions de Téhéran
Les exigences iraniennes dépassent le dossier de la régulation de la navigation dans le détroit d’Ormuz pour inclure des conditions politiques et économiques plus larges, notamment la levée des sanctions, le versement de compensations pour les deux dernières guerres et la libération inconditionnelle des avoirs iraniens gelés, selon des médias.
« Washington travaille sur un plan de passage sécurisé des navires prévoyant un engagement iranien à ne pas ouvrir le feu, ajoutant que Téhéran a assuré aux États Unis qui considèrent la liberté de navigation dans le détroit comme une ligne rouge qu’elle n’imposera pas de frais de passage, tandis que Washington attend encore de vérifier cela concrètement », a déclaré, JD Vance, vice-président américain à Fox News.
Tension accrue autour de la sécurité de la navigation à Hormuz
En parallèle avec le processus de négociation, l’Iran poursuit son escalade contre la navigation maritime parallèlement aux négociations, Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) ayant annoncé qu’un de ses navires avaient été ciblé par un missile lors de son passage dans le détroit d’Hormuz, sans faire de blessés.
Le ministère émirati des Affaires étrangères a, de son côté, estimé que l’utilisation du détroit comme outil de pression économique constitue un acte de « piraterie » de la part de l’Iran.
ADNOC a également révélé que quinze de ses navires avaient été attaqués depuis le début du conflit, entraînant la mort d’un membre d’équipage et blessant vingt autres, ce qui illustre l’ampleur des risques croissants auxquels est confronté le transport maritime dans ce passage stratégique.
Menace sur la sécurité de la navigation dans la region
La pression sur la navigation ne se limite pas au détroit d’Hormuz. Les attaques iraniennes contre les navires coïncident avec l’escalade menée par la milice houthie, soutenue par l’Iran, en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, élargissant ainsi le champ des menaces pesant sur les voies maritimes internationales et accentuant les pressions sur les flux commerciaux et énergétiques.
Ces évolutions reflètent l’élargissement des risques liés à l’escalade iranienne et aux milices alliées de Téhéran, du détroit d’Ormuz à la mer Rouge, au moment où les pays de la région s’emploient à renforcer leur sécurité et à protéger les routes commerciales et énergétiques face aux menaces engendrées par la guerre.
Ib.i. / L.Arfi